LA GRANDE LIBRAIRIE - AUGUSTIN TRAPENARD - FRANCE 5 - 12 AVRIL 2023 - OUVRAGES PRESENTES :
Reste - Adeline Dieudonné - L'Iconoclaste éditions - Roman - cliquez ICI :
Une nouvelle facette d’Adeline Dieudonné révélée dans ce roman envoûtant.
Cadavre exquis
Dans un chalet au milieu des montagnes, une femme et son amant se retrouvent en secret, sans que son épouse ne soit au courant. Tous deux vivent une idylle, une parenthèse hors du temps. L’amoureux succombe d’une crise cardiaque en quelques secondes. La narratrice se retrouve seule avec le corps sans vie de son amant. Elle décide de garder le corps et, pour surmonter son chagrin et la violence de l’événement, commence à écrire des lettres à l’épouse et lui raconte cette histoire d’amour infidèle.
Une initiation sentimentale
Auprès du corps inerte de celui qu’elle a tant aimé, toute sa vie sentimentale refait surface : les hommes qu’elle a côtoyés, ceux qui l’ont blessée ou ont abusé d’elle. Elle repense à ses échecs, jusqu’à la rencontre de cet amant qui l’a révélée. Pour la première fois, elle a appris à aimer. Maintenant que plus rien ne compte à ses yeux, un seul objectif lui donne le courage de vivre : lui offrir la plus belle des sépultures.
Une nouvelle facette d’Adeline Dieudonné
Après le détour par le récit choral avec Kérozène, l’autrice de La vraie vie revient au roman. Adeline Dieudonné est moins féroce, moins surréaliste, mais plus touchante, amoureuse.
Adeline Dieudonné est née en 1982, elle habite Bruxelles. Elle a remporté avec son premier roman, La Vraie Vie, un immense succès. Multi-primé, traduit dans plus de 20 langues, ce livre a notamment reçu en 2018 le prix FNAC, le prix Renaudot des lycéens, le prix Rossel et le prix Filigranes en Belgique ainsi que le Grand Prix des lectrices de ELLE en 2019. Il s’est vendu à 250 000 exemplaires.
A la folie, passionnément - Marianne Chaillan - Equateurs éditions - cliquez ICI :
Lorsque Marianne Chaillan annonce à ses élèves le cours de philosophie sur le désir amoureux, tous se dressent et tendent l’oreille. Voici qu’on évoque enfin le sel de la vie ! Que serions-nous sans nos passions ? Romans et poèmes, films et séries, chansons et opéras : tous se nourrissent du désir amoureux. «All you need is love !» n’est pas seulement le titre d’une chanson légendaire mais une maxime largement partagée.
Et, pourtant, les philosophes lui opposent un rejet quasi unanime, la considérant comme une maladie plus dange - reuse que le pire des virus. Illusion, promesse de souffrance, le désir amoureux leur semble faire peser une grave menace sur notre existence.
Ils ont beau nous alerter, rien n’y fait. On aime, on veut aimer, on veut vibrer ! Devrions-nous les écouter ? Tomber amoureux, est-ce bel et bien perdre la raison et faudrait-il, dès lors, s’en garder ? Ou bien, à l’inverse, vivre sans cette folie ne serait-il pas si sage ?
Enseignante à Marseille, icône de la pop-philosophie, Marianne Chaillan a notamment publié aux Équateurs Ils vécurent philosophes et firent beaucoup d’heureux, Pensez-vous vraiment ce que vous croyez penser ?, In pop we trust et Où donc est le bonheur ? (Prix France Télévisions 2022).
Les amants de Casablanca - Tahar Ben Jelloun - Gallimard - Roman - cliquez ICI :
«Ils avaient regardé ensemble Scènes de la vie conjugale d’Ingmar Bergman. Ils étaient jeunes et amoureux. Très amoureux. Ils avaient trouvé ce film fort et désespéré. Ils venaient juste de se marier et, leurs études terminées, chacun entrait dans la vie active. Lui comme médecin pédiatre, elle, pharmacienne. Ce fut son père qui lui acheta la pharmacie Derb Ghellef dans un des quartiers les plus vivants du centre-ville, dans la médina de Casablanca. Lui reprit le cabinet de son oncle qui avait une clientèle fidèle. La vie était facile, le ciel d’un bleu limpide et la paix régnait sur leur monde.
Ils avaient ri à la fin du film, convaincus que cela ne leur arriverait jamais».
Casablanca, 2016. Nabile et Lamia forment un couple solide depuis plus de dix ans. Jusqu’au jour où elle s’éprend de Daniel, un homme à la réputation sulfureuse. Six mois plus tard, elle demande le divorce…
Quel avenir pour une femme ambitieuse dans un monde patriarcal où la liberté se paie au prix fort ? Entre fresque sociale et roman psychologique, Les amants de Casablanca, magnifique histoire d’amour, explore la grande aventure du mariage, les oscillations du désir, les petits arrangements avec la religion et la capacité de l’être humain à embrasser ses contradictions...
Tahar Ben Jelloun (en arabe : طاهر بن جلون) est écrivain et poète marocain de langue française, né à Fès (Maroc) le 1er décembre 1947.
Après avoir fréquenté une école primaire bilingue arabo-francophone, il étudie au lycée français de Tanger jusqu'à l'âge de dix-huit ans, puis fait des études de philosophie à l'université Mohammed V de Rabat, où il écrit ses premiers poèmes, recueillis dans "Hommes sous linceul de silence" (1971). Il enseigne ensuite la philosophie au Maroc. Mais, en 1971, à la suite de l'arabisation de l'enseignement de la philosophie, il doit partir pour la France, n'étant pas formé pour la pédagogie en arabe. Il s'installe à Paris pour poursuivre ses études de psychologie.
À partir de 1972, il écrit de nombreux articles pour le quotidien Le Monde. En 1975, il obtient un doctorat de psychiatrie sociale. Son écriture profitera d'ailleurs de son expérience de psychothérapeute ("La Réclusion solitaire", 1976). En 1985, il publie le roman "L'Enfant de sable" qui le rend célèbre. Il obtient le prix Goncourt en 1987 pour "La Nuit sacrée", une suite à "L'Enfant de sable". Il participe en octobre 2013 à un colloque retentissant au Sénat de Paris sur l'islam des Lumières avec Malek Chebel, Reza, Olivier Weber, Abdelkader Djemaï, Gilles Kepel et Barmak Akram.
Tahar Ben Jelloun vit actuellement à Tanger avec sa femme et ses enfants (Merième, Ismane, Yanis et Amine), pour qui il a écrit plusieurs ouvrages pédagogiques (Le Racisme expliqué à ma fille, 1998). Il est aujourd'hui régulièrement sollicité pour des interventions dans des écoles et universités marocaines, françaises et européennes.
On ne dit jamais assez aux gens qu'on les aime - Jacques Weber - Editions de L'Observatoire - cliquez ICI :
Des premiers émois de l’enfance aux plus grands rôles de Molière et Shakespeare dans des salles combles, Jacques Weber se souvient, par flashs, d’une vie monumentale ; cinquante ans de carrière et d’amours dramatiques. Se côtoient dans une joyeuse effervescence les muses Marguerite Duras et Grace de Monaco, les comparses de scène Francis Huster, Jacques Villeret ou Isabelle Adjani, l’admiration émue pour Catherine Deneuve, Gérard Depardieu… Les souvenirs familiaux, également, ne sont jamais loin, comme celui de son frère adoré, Bernard, ou encore de l’espiègle Spartacus, un labrador pas comme les autres.
L’exercice autobiographique devient vite le prétexte au tableau d’une époque, d’une génération ; celle de jeunes brûleurs de planches promis à un avenir radieux – du moins, pour ceux qui ne se consumeront pas en cours de route. C’est à eux, également, que Weber rend hommage avec une douce mélancolie.
Jacques Weber a dirigé les théâtres nationaux de Lyon puis de Nice. Depuis cinquante ans, il joue et met en scène au théâtre, au cinéma et à la télévision. Lauréat du prix d’excellence à l’unanimité au Conservatoire national supérieur d’art dramatique, en 1971, et du césar du meilleur second rôle pour son interprétation du comte de Guiche dans Cyrano de Bergerac, de Jean-Paul Rappeneau, il a adapté pour le théâtre notamment Monte-Cristo ou Le Neveu de Rameau. Il est l’auteur de plusieurs livres, dont Molière. Jour après jour, Cyrano, ma vie dans la sienne et Vivre en bourgeois, penser en demi-dieu.

Hier soir, La Grande Librairie a été encore une émission passionnante. Emission animée par Augustin Trapenard, mais vous le savez déjà. Et j'aime reprendre tous les ouvrages présentés. J'en profite pour vous souhaiter une chaleureuse journée et d'excellentes lectures.



