DINER LITTERAIRE DU 23 FEVRIER DERNIER, LIBRAIRIE PEROTIN DE ROUSSILLON, LIVRES PRESENTES :
Jessica, une corgi très chic au beau poil soyeux, se retrouve contrainte de passer quelques jours dans un affreux chenil à la frontière anglaise, à cause d’un vaccin pas en règle. Elle y fait la connaissance de Brad et Pitt, deux toutous à priori assez vulgaires, mais que les circonstances vont lui apprendre à découvrir, et à apprécier. D’autant qu’ils vont devoir se serrer les coudes, car dans ce chenil, bien des dangers se profilent ! Aventures en pagaille, suspense et gags à gogo garantis.
Christine Saba vit en Angleterre où elle est professeure dans une école française. "Super espions (malgré nous)" (2019), illustré par Mioz Lamine, est son premier roman.
La nuit est mon jour préféré - Cécile Ladjali - Actes Sud - Rentrée littéraire Hiver 2023 :
Tom, psychiatre israélien à l’hôpital de Hod Hasharon près de Tel Aviv, soigne plusieurs patients, parmi lesquels Hephraïm Steiner, musicien octogénaire, et Roshan, jeune Palestinienne enceinte mais enfermée dans le déni de sa grossesse. Deux cas passionnants pour ce médecin dont les recherches portent sur l’inaudible, sur la communication intra-utérine – et qu’obsède ce qu’il a vécu et croit avoir entendu, le 11 septembre 1995, depuis le ventre de sa mère, alors que se jouait dans l’espace un drame : Soyouz ne répondait plus.
« À L’HEURE DES RÉSEAUX, les hommes sont seuls. Le paradoxe m’a frappée durant la période de claustration pandémique qui fut également celle de la rédaction du roman. Le monde m’évoquait une chambre capitonnée dans laquelle je hurlais alors que personne ne m’entendait.
Emblématique des dialogues de sourds, la guerre, et en particulier le conflit israélo-palestinien, sert de cadre romanesque. Le couple d’ennemis Tom-Roshan en incarne la tragédie. Or leur possible réconciliation interroge le pouvoir salvateur du langage. Car le salut par les mots authentiques – ceux qui se distinguent des déluges verbaux, de l’hystérie médiatique – évite le malentendu. Cette gageure (la construction de soi et du monde à la faveur d’un dialogue) est le point nodal de tous mes livres.
Les personnages du roman sont enfermés (dans le remords, la maladie, la folie, la haine) et ces barrières invisibles rendent l’échange avec l’autre problématique.
Cette atonie est incarnée par trois personnages : un astronaute dont la liaison avec la Terre est interrompue, un bébé dans le ventre de sa mère, une femme plongée dans le coma. Tous perçoivent le monde autour d’eux, mais personne ne les entend.
Flux de consciences et élément aqueux forment ainsi la matière du livre.
La question des origines m’obsède. Les recherches de Tom sur la vie intra-utérine, le déni de grossesse de Roshan sont des thématiques intimes que j’ai déplacées dans la fiction pour mieux m’en saisir.
Si la parole des fous demeure la plus sage, le territoire des uns la part congrue des autres, et le déni de réalité la conscience d’une mélancolie refusant de s’énoncer, ce roman des contraires qui s’attirent et des paradoxes qui s’érigent en loi explore le monde où chaque voix ne peut résonner qu’en écho avec celle d’autrui”.
Née à Lausanne en 1971 de mère iranienne, Cécile Ladjali est romancière, dramaturge, essayiste et enseignante.
Agrégée de lettres modernes, elle est également titulaire d'un doctorat sur "la figure de l'androgyne chez les auteurs de la fin du XIXe siècle", thèse soutenue en 2002 à l'Université Paris-Sorbonne.
Durant près de quinze ans, elle a été professeur de français dans l'enseignement secondaire en Seine Saint-Denis au lycée Évariste-Galois de Noisy-le-Grand, puis au lycée Louise-Michel de Bobigny.
Elle est aujourd'hui chargée de cours à l'Université Paris 3 - Sorbonne Nouvelle.
Elle enseigne également à de jeunes sourds au Lycée privé Morvan, dans le 9ème arrondissement de Paris et intervient par ailleurs au Collège international de philosophie (rue Descartes à Paris).
Romancière, Cécile Ladjali a publié chez Actes Sud son premier roman en 2004. Intitulé "Les Souffleurs", il sera suivi, toujours chez le même éditeur, de "La Chapelle Ajax" (2005), "Louis et la jeune fille" (2006), "Les vies d'Emily Pearl (2008), "Hamlet / Électre (2009), "Ordalie" (2009), "Aral" (2012), "Shâb ou la nuit" (2013, Prix du Roman Métis des Lycéens), "Illettré" (2016) et enfin de "Bénédict", son dernier roman édité en 2018.
En tant que professeur, elle a publié en collaboration avec le philosophe George Steiner, un livre d'entretien intitulé "Éloge de la transmission, le maître et l'élève" (essai, Albin Michel, 2003), puis en 2007 "Mauvaise langue" (essai, Éditions du Seuil) qui lui vaut le Prix Femina pour la Défense de la langue française. Suit "Ma bibliothèque : lire, écrire, transmettre" (Éditions du Seuil, 2014).
Toujours durant son activité d'enseignante, Cécile Ladjali a permis à ses élèves de publier "Murmures" (Éditions L’Esprit des Péninsules, 2001) et "Tohu-Bohu" (L’Esprit des Péninsules, 2002) qui sera deux ans plus tard mis en scène au théâtre par William Mesguich à Paris.
En plus de ses activités de romancière, de dramaturge et d'essayiste, elle dirige aujourd'hui la collection "Le Préau" aux éditions Actes Sud, collection dédiée au thème de la transmission.
Le manège de la vie - Delphine Giraud - Fleuve Editions - en librairie depuis le 9 février 2023 :
Seule dans le manège face à Furtivo, Tess prend son temps. Pas de longe ni de stick. Juste son regard et ses mots pour amadouer ce pur-sang effarouché. Elle patiente, ça ne la gêne pas. De la patience, elle en a à revendre.
Cela fait quinze ans que Tess et Manuel essayent d'avoir un enfant.
Unis par une même passion pour les chevaux, ils ont appris à dompter leurs sentiments aussi bien que leurs bêtes. Cependant au fond de Tess, le doute s'insinue : à quoi bon continuer ?
Alors quand se présente une opportunité professionnelle au Parc des Légendes, véritable institution en Vendée, elle commence à entrevoir une autre vie, dans le monde du spectacle équestre. Au risque de s'éloigner définitivement de Manuel, mais n'a-t'elle pas déjà trop attendu pour laisser passer cette chance ?
Tout d'abord, je tiens à vous préciser que la communication avec les chevaux est beaucoup abordée dans ce roman que j'ai dévoré, adoré. Dès les premières années de leur vie maritale, Tess et Manuel ont créé leur centre équestre. Ensuite, ils ont espéré avoir un enfant. Un enfant qui tarde à venir d'où de nombreuses FIV supportées par Tess. Cette dernière n'en peut plus, elle "jette l'éponge". Elle n'y croit plus, quinze années que cela dur, d'échec en échec. Elle souffre de ne pas être mère. Leur couple s'essoufle... Va-t'il résister à tout cela ?
Les secrets de famille sont également là et vont remonter à la surface... Le père de Tess a quitté le foyer marital lors des huit ans de Tess pour une autre femme. La maman de Tess a élevé seule ses quatre filles. Et l'on va également découvrir ce qui se cache dans le médaillon de la grand-mère, médaillon que cette dernière ne quitte jamais et qui l'accompagnera jusque dans sa dernière demeure...
Quand on propose à Tess un emploi au Parc des Légendes en Vendée, elle part contre le gré de son mari...
Bref, en lisant ce roman, on éprouve beaucoup d'émotions. Une lecture qui nous raconte la vie certes, mais au combien captivante et je ne pensais pas du tout à ce dénouement.
Delphine Giraud est l'autrice des romans à succès Six ans à t'attendre, Doucement renaît le jour et Les Couleurs du silence, tous parus chez Fleuve Editions et Pocket. Elle vit en Vendée.
Dans le manège de la vie, elle nous entraîne dans un univers romanesque à nul autre pareil, en gardant au coeur de son récit ce qui a déjà conquis tant de lectrices et de lecteurs : l'émotion.
Thématique : Tess, la nouvelle héroïne de Delphine Giraud, semble battante en apparence mais laisse vite deviner des failles intérieures profondes, elle incarne à merveille cette thématique sociétable sensible - le désir d'enfant contrarié- traitée sous un angle intéressant.
Fille en colère sur un banc de pierre - Véronique Ovaldé - Flammarion :
Elle se le répéta bien un million de fois toutes les années qui suivirent. Elle eut d'ailleurs une hésitation, peut-être valait-il mieux rester, se rallonger dans la chambrée, à écouter ses deux autres sœurs qui gesticulaient dans leur sommeil, pétaient et miaulaient sous leurs draps à cause de leurs rêves lascifs tout juste pubères. Peut-être valait-il mieux abdiquer, enrager, et se délecter de sa rage, puisqu'il y a un plaisir dans l'abdication, cela va sans dire, le plaisir tragique de la passivité et du dépit, le plaisir du drapage dans la dignité, on ne nous laisse jamais rien faire, on a juste le droit de se taire, on nous enferme, alors que les autres là-bas au loin s'amusent et se goinfrent, qu'est-ce que j'ai fait dans mes vies antérieures pour mériter ça, oh comme je suis malheureuse.
Peut-être aussi que le jeu n'en valait pas la chandelle. Mais le jeu, n'est-ce pas, en vaut rarement la chandelle. Le jeu n'est désirable que parce qu'il est le jeu».
Véronique Ovaldé, à travers l'histoire d'une famille frappée par une mystérieuse tragédie, ausculte au plus près les relations que nous entretenons les uns avec les autres et les incessants accommodements qu'il nous faut déployer pour vivre nos vies.
Ce qu'il reste d'horizon - Frédéric Perrot - Mialet Barrault : Rentrée littéraire Hiver 2023 :
Les parents extravagants font des enfants heureux et des jeunes adultes angoissés.
Le héros de ce livre adorait sa mère et son père qui ne se préoccupaient jamais de rien et ne connaissaient d’autre loi que l’éclosion de leurs plaisirs. Pour leur permettre de vivre comme ils le souhaitent, leur fils unique poursuit une carrière brillante et rémunératrice.
Un soir de pleine lune, le couple éprouve le besoin irrépressible de s’offrir un bain de minuit. Nus, ils courent vers la mer en riant aux éclats, oubliant qu’ils campent sur une falaise. Crucifié par ce deuil, notre héros abandonne du jour au lendemain son travail, son appartement et toutes ces habitudes qui donnent à chacun de nous la certitude de mener une existence satisfaisante.
Il s’installe au dernier étage d’un immeuble d’habitation, à même le béton d’un plateau vide que ses parents avaient acquis pour une bouchée de pain et qu’ils n’avaient jamais eu les moyens d’aménager.
Il décide de vivre désormais au hasard de sa fantaisie. Peut-on échapper à la société et remplir une existence sans avoir à affronter la moindre contrainte ?
Dans ce roman à l’humour débridé, Frédéric Perrot nous entraîne à la suite de cet homme déterminé qui fait preuve d’une extraordinaire imagination.
Frédéric Perrot est un écrivain, scénariste et réalisateur français.
Après "Pour une heure oubliée" publié en 2021 (finaliste du Prix Maison de la presse, Prix du 1er Roman) et "Cette nuit qui m'a donné le jour" en 2022, «Ce qu’il reste d’horizon» est son troisième roman chez Mialet-Barrault éditeurs.
La poupée qui fait oui - Agnès de Clairville - Harper Collins - Rentrée littéraire Automne 2022 :
Fin des années 1980. Une école d'ingénieurs bâtie dans une ville nouvelle à l'écart de tout. Un bizutage, des soirées, les premières fois. Arielle, seize ans, issue de la bonne société versaillaise, fantasme les garçons et l'amour physique. Alors qu'elle se laisse porter par cette vie loin des siens, Eric, un étudiant magnétique de six ans son aîné, va croiser son chemin.
Le départ de sa fille est l'occasion pour Inès de revivre sa propre histoire : la rupture avec un monde clos et pétri de traditions, la liberté d'une chambre seule, et puis, très vite, une grossesse, la solitude et le retour à la case départ.
Alors qu'Arielle s'initie à l'amour et cherche son père biologique, les terreurs d'Inès se font de plus en plus prégnantes. Et si un pesant silence s'immisçait dans leur histoire de filles ? Et si la chair de sa chair entrait elle aussi en amour par sidération ?
Une violence qu'on ne nomme pas. Une réalité qui s'impose vingt ans après les faits. A partir d'une tragédie qui touche nombre de femmes, Agnès de Clairville a bâti un roman étincelant où se côtoient la stupeur, la colère, la tendresse et une implacable lucidité.
Ce roman nous questionne beaucoup sur les rapports des adolescents, les premières relations sexuelles sont-elles vraiment consenties ? Eric, "le gas sûr de lui et de sa séduction envers les filles" entraîne Arielle dans une relation toxique. Arielle est amoureuse mais il n'en est pas de même pour Eric qui multiplie les conquêtes... Arielle va-t'elle pouvoir arriver à surmonter tout cela ?
En parallèle, sa maman Inès, revit son adolescence et sa grossesse, séduite par Guillaume, le père biologique d'Arielle. Guillaume qui à l'époque était marié et père de famille. Inès en était également amoureuse folle ! Une histoire profonde pour Inès, et pour Guillaume ?
On s'interroge beaucoup en lisant cet ouvrage. Le titre : La poupée qui fait oui me fait penser à La poupée qui fait NON ! A lire par les adolescentes. Tout est bien analysé et que de questions l'on peut se poser ?!!!
Agnès de Clairville est née en 1968 en Normandie et vit aujourd'hui à Marseille. Scientifique de profession, elle a d'abord travaillé la photographie avant de se dédier à l'écriture. La poupée qui fait oui est son premier roman.
«Pour me consoler, la petite fille revenue de la nuit pose sa main sur mon épaule, je la saisis mécaniquement : elle est fraîche et potelée, mais ce geste ne suffit pas à dissiper mes doutes. On pourra bien me dire que cette enfant a gardé son visage de la veille, que sa voix désordonnée reste inimitable, que cette pâleur dans les yeux c’est tout elle, comparer ne mène à rien. Cette enfant n’est pas la mienne».
Emma, la narratrice de ce roman, raconte le trouble qui la saisit en revoyant sa fille Nina, disparue plusieurs heures un soir de septembre. Quelque chose dissone dans leurs retrouvailles, un «presque-rien», provoquant chez Emma une vrille qui nous plonge dans une vertigineuse incertitude.
Titulaire d’une maitrise de philosophie à la Sorbonne et d’un DESS de Mise en Scène de l’Université de Nanterre Paris X (2005), Stéphanie Kalfon approfondit sa formation par des stages de dramaturgie, de scénographie, de direction d’acteurs, etc.
Stéphane Kalfon est lauréate de la bourse scénariste TV de la fondation Jean-Luc Lagardère en 2007 et a débuté comme scénariste de plateau sur la deuxième saison de la série Venus et Apollon pour Arte. Elle a aussi participé à l'atelier scénario de la Femis.
Publié aux éditions Joëlle Losfeld en 2017, «Les parapluies d’Erik Satie» est son premier roman.
Crépuscule - Philippe Claudel - Stock - Rentrée littéraire Hiver 2023 :
Aux marches de l’Empire « à cent têtes et cent corps », sommeille une province minérale et nue où le froid, le givre, les bourrasques semblent ankyloser les habitants d’une bourgade qui ne signalait jusque-là ni notoriété historique, ni intérêt géographique, si ce n’est d’être placée à la frontière «d’un pays dont la bannière se frappait d’un croissant d’or», et dont la vitalité contraste avec l’épuisement ranci du village aux passions tristes.
Un jour, le curé est découvert mort. La tête fracassée par une pierre. De quelle nature est le crime ? Qui pouvait en vouloir à ce curé d’une terre où les chrétiens et les musulmans vivaient depuis toujours en bonne entente ? Que faire, qui accuser, et qui entraver dans son action si, à partir de ce meurtre, s’ordonne toute une géométrie implacable d’actes criminels et de cruautés entre voisins ? Il y a un heureux : le Policier, Nourio, car «c’était fabuleux pour lui d’avoir une pareille affaire, dans ce lieu abandonné de toute fantaisie, de tout grain de sable, roulé dans l’ordinaire des jours». Le voilà lancé dans d’inutiles recherches. À quoi sert de s’opposer au cours impétueux des choses ?
Dans ce vieux monde de l’Empire qui s’affaisse, « dans un sommeil épais, s’enroulait dans sa léthargie comme un escargot fainéant bâille dans sa coquille », il y a tous les personnages, en chairs et en vices, qui conviennent au déroulement de la tragédie : chacun joue à merveille sa partition. Nourio, le Policier au teint olivâtre et aux pulsions incontrôlables. Baraj, l’Adjoint dont l’apparence de bête placide et musculeuse dissimule l’âme d’un enfant poète. Lémia, la fillette aux formes adolescentes dont les ombres et les pleins agacent les nerfs du Policier. Tant d’autres, et même les fantômes des temps passés, qui n’ont en commun, dans leur médiocrité âpre et satisfaite, dans le secret de leurs âmes, que d’agir en comparses du grand Effondrement de l’Empire. De suspens en rebondissements, l’intrigue haletante se double d’une grande réflexion sur nos errements contemporains, la volonté de quelques-uns de réécrire l’Histoire, la négation de certains crimes de masse et autres arrangements avec la réalité.
Je suis très en retard pour vous publier le récapitulatif des livres dont nous avons parlés lors du dîner littéraire de la Librairie Pérotin Maison de la Presse de Roussillon le 23 février dernier.
Ce qui est bien dans ces dîners, est que nous sommes souvent plusieurs à avoir lu un où plusieurs des livres présentés comme cela, nous analysons les ressentis des unes et des autres (des uns et des autres n'oublions pas les messieurs).
J'aime ces repas chez Agnès et Bruno où je retrouve, Michèle, Yannick, Jacqueline, Dominique(s), Françoise, Nanda mais pas que... sans oublier Marie-Hélène (correspondante au Journal Dauphiné libéré Nord-Isère). Des personnes animées par la même passion : la lecture, tellement important au niveau culturel.
Des soirées sous le signe de la littérature certes, mais des soirées remplies de bienveillance en toute simplicité. Tout ce que j'aime ! Le prochain dîner littéraire va se dérouler le 23 mars prochain. N'hésitez pas à suivre la page Facebook de la librairie.
Tout d'abord, je tiens à vous remercier pour tout l'intérêt que vous portez à mes billets, vos petits mots et je vous souhaite une chaleureuse journée à vous toutes et à vous tous.









