CAFE LITTERAIRE D'ELISE DES LIVRES DU MARDI 21 FEVRIER 2023 A SALAISE SUR SANNE DANS L'ISERE :
Tous les troisièmes mardis du mois, Elise organise un Café littéraire chez Curieux Kfee à Salaise sur Sanne dans l'Isère. Le Café littéraire du 21 février dernier avait pour thème : Les Femmes en Littérature.
Ci-dessous, je reprends les livres présentés, les quatrièmes de couvertures, les biographies des auteurs, en cliquant sur les liens soulignés, vous arriverez directement sur les maisons d'éditions de chaque livre concerné.
Mais avant tout, je reprends ci-dessous, le message d'Elise :
"Chers lectrices et lecteurs,
Tout d'abord merci pour votre enthousiasme qui ne faiblit pas, bien au contraire !
Pour celles et ceux qui n'étaient pas là, le thème du café littéraire du 21 février était LES FEMMES EN LITTERATURE.
Vous m'avez éblouie par la diversité de vos choix, c'est là tout l'intérêt de ce café. J'espère que toutes celles et tous ceux qui souhaitaient partager leurs lectures en ont eût le temps et se sont sentis écoutés. J'essaie d'être attentive à chacun(e), et comme nous sommes nombreux, ce n'est pas toujours évident. N'hésitez pas à me dire votre ressenti.
Si vous le souhaitez, séance de rattrapage sur le même thème le samedi 4 mars de 10 heures à 12 heures chez Curieux Kfee.
Avant de récapituler tous les ouvrages et autrices abordés hier, permettez-moi de vous rappeler :
- le blog littéraire de Bernadette Wolff Picard, présente le 21 février dernier : Binchy and her hobbies, vous pouvez aussi la retrouver sur Facebook : Les lectures de Berny et sur Instagram où elle partage quotidiennement ses lectures et l'actualité littéraire. Tous les liens sont sur son blog.
Etait également présente Joëlle, professeure de lettres à Paris. Joëlle a rencontré Ginette Kolinka. Compte Instagram : @jokareopage.
-mon propre compte Instagram où je distille un mix de lecture et de musique : @elise_des_livres
- la demande d'Annie, à savoir si quelqu'un serait intéressé pour lui faire la lecture à voix haute, en attendant que ses yeux aillent mieux ?
- La date du prochain Café littéraire du mardi : Le 21 mars, le thème : Polars, thrillers et romans noirs.
...
Elise Blazy".
Je commence par les deux ouvrages présentés par Elise ensuite j'enchaînerai les lectures dans l'ordre où elles ont été présentées ce 21 février 2023 :
Peut-on encore être heureuse quand on ne s’est jamais aimée ?
Quand les complexes et les avanies de l’enfance vous ont endurcie ?
Quand le monde tel qu’il est devenu vous semble étranger ?
Voici l’histoire de Cassie.
La Floride, de nos jours. Depuis qu’elle est toute petite, tout le monde appelle Cassie par son surnom, Mama Cass, comme la chanteuse pop. Elle a cinquante ans, elle est complexée par ses kilos, solitaire, désenchantée. Sa vie tourne autour du safari-alligators hérité de ses parents, qui embarque les touristes en aéroglisseur pour observer les merveilles de la nature dans les Everglades. Elle n’a qu’un ami, Oleg, qui la fait rire et supporte son caractère. Quand elle retrouve sa grande maison vide, le ménage est fait, par Soledad, une Mexicaine âgée qui travaillait déjà pour ses parents.
Un soir, Mama Cass découvre Soledad étendue sur le tapis du salon. Morte. Crise cardiaque. Qui prévenir ? Un peu honteuse, elle se rend compte qu’elle n’en sait rien. En furetant, elle trouve dans un tiroir un mot de Soledad : «Mademoiselle Cassie, quand je serai morte, ramenez-moi chez moi».
Mama Cass n’est jamais sortie de Floride. Mais elle se sent tenue de respecter ces dernières volontés. Pour la première fois de sa vie, elle va prendre l’avion, et partir pour le Yucatan, à la recherche des origines de Soledad, la Mexicaine aux yeux clairs.
Au cours de son voyage, elle découvrira l’amitié, incongrue, et l’humanité des autres… Et le goût de la vie.
Journaliste pendant vingt ans, Laurence Peyrin a choisi de tout quitter pour écrire. Depuis, elle construit une oeuvre romanesque unique, qui allie des histoires passionnantes, des personnages forts, une intensité d’émotion et une belle écriture. De La drôle de vie de Zelda Zonk, prix Maison de la presse 2015, à Ma Chérie en passant par L’Aile des vierges ou Les Jours brûlants, ses romans ne cessent de conquérir les lecteurs.
L'Heure des femmes - Adèle Bréau - JC Lattès :
Quatre femmes. Cinquante ans d’écart. Des voix qui témoignent d’un demi-siècle d’évolution de la condition féminine. Adèle Bréau sublime son talent pour écrire les femmes et la sororité dans ce nouveau roman porté par la figure de l’animatrice radio qui a inventé la libre antenne féminine, Menie Gregoire, sa grand-mère.
Paris, 1967. À l’aube de la cinquantaine, Menie, mère de famille bourgeoise, est recrutée par la radio RTL qui a décidé de renouveler ses programmes. Son rôle ? Faire parler les auditrices.
En quelques semaines, c’est la déferlante. Les femmes de la France entière se confient à « la dame de cœur ». Bientôt, à l’heure de la sieste, elles seront des millions à suivre l’émission avec passion. Parmi elles, Mireille et sa sœur Suzanne, qui découvrent qu’elles aussi pourraient maîtriser leur destin.
Quant à la vie de Menie, partagée entre le tourbillon d’une société libérée par Mai 68 et les tourments qu’on lui livre, elle en est totalement bouleversée.
Cinquante ans plus tard, Esther, une documentariste qui peine à se reconstruire, va replonger dans ces années pas si lointaines où le sort des Françaises semble d’un autre âge.
Avec ce nouveau roman porté par la figure de Menie Grégoire, sa grand-mère, Adèle Bréau unit les destinées de femmes qui, malgré leurs différences, se tendent la main. Amour, maternité, droits, sororité... l’auteure explore sur cinq décennies les avancées, paradoxes et régressions de la condition féminine, les mettant en résonance dans une fresque résolument romanesque.
«On ne pouvait pas évidemment, chez RTL, passer à côté du livre d’Adèle Bréau, qui signe, j’insiste, bien plus qu’une biographie, un portrait de sa grand-mère Menie Grégoire, c’est un roman au sens plein du terme avec une belle galerie de personnages et des passerelles narratives entre les années Menie et aujourd’hui». Bernant Lehut, RTL
«A travers quatre héroïnes inspirantes d’hier et d’aujourd’hui, l’auteure, petite-fille de Menie Grégoire, continue d’explorer les liens de sororité dans ce très beau roman sur les combats de femmes. Passionnant de bout en bout». Version Femina
«Épatant». Le Parisien
«Le portrait d’une journaliste et d’une époque libératrices». Point de Vue
«Un roman touchant et d’actualité». ELLE
«Un roman passionnant». Gala
«Une fiction attachante qui interroge la place des femmes dans la société». Marie Claire
«Vibrant de fougue et de sensibilité». Paris Match
«Un formidable roman à lire et à faire lire !». Télé Z
«Un roman qui fait la part belle à la solidarité intergénérationnelle». Livres Hebdo
Directrice de la mode de Gala et ancienne rédactrice en chef de Elle.fr, Adèle Bréau signe avec L’Heure des femmes son septième roman. Son best-seller Frangines a déjà conquis plus de 300 000 lecteurs.
Les ouvrages ci-dessous ont été présentés par Joëlle :
Les enfants endormis - Anthony Passeron - Globe Editions :
Quarante ans après la mort de son oncle Désiré, Anthony Passeron décide d’interroger le passé familial. Évoquant l’ascension sociale de ses grands-parents devenus bouchers pendant les Trente Glorieuses, puis le fossé qui grandit entre eux et la génération de leurs enfants, il croise deux récits : celui de l’apparition du sida dans une famille de l’arrière-pays niçois – la sienne – et celui de la lutte contre la maladie dans les hôpitaux français et américains.
Dans ce roman de filiation, mêlant enquête sociologique et histoire intime, il évoque la solitude des familles à une époque où la méconnaissance du virus était totale, le déni écrasant, et la condition du malade celle d’un paria.
Anthony Passeron est né à Nice en 1983. Il enseigne les lettres et l’histoire-géographie dans un lycée professionnel. Les Enfants endormis est son premier roman.

Djinns - Seynabou Sonko - Grasset :
Rien ne va plus. Penda elle-même vient de se faire virer de la supérette du coin où elle était caissière depuis la fin de ses études. Elle pense à rejoindre le cabinet de guérisseuse de Mami Pirate. Pour cela, il faut que sa grand-mère l’initie au Bwiti, cérémonie traditionnelle gabonaise consistant à entrer dans un autre état de conscience, afin de se laver des maladies de l’âme et des pathologies psychiques. Dans l’espoir de sauver Jimmy, Penda se lance mais son apprentissage est compromis par un être qu’elle a la faculté de ressentir depuis l’enfance, quand d’autres ne peuvent ni le voir ni l’entendre : son djinn.
A cheval entre deux cultures et deux visions du monde, Penda s’interroge sur ses propres croyances, ainsi que sur la maladie mentale dont Jimmy est atteint.
Heureusement, au quartier, il y a les autres, Chico le dealer attachant avec lequel Penda a grandi, Shango la grande sœur protectrice, Sally l’amie dont elle s’est éloignée. Chacun à sa manière va contribuer à révéler ce qu’il y a de plus cher aux yeux de Penda, la liberté.
Sorcellerie versus psychiatrie ? Djinn blanc contre djinn noir ? Langue de la rue, langue de l’école ? Retour au pays ou cheminement vaille que vaille dans une société peu accueillante ? Dans une langue hybride et teintée d’oralité, Djinns est tissé d’élans de tendresse, de colères tues, et met au centre le pouvoir de l’imaginaire.
Retour à Birkenau - Ginette Kolinka - Le Livre de Poche :
Arrêtée par la Gestapo en mars 1944 à Avignon avec son père, son petit frère et son neveu, Ginette Kolinka est déportée à Birkenau. Elle sera la seule à en revenir. Dans ce convoi se trouvent deux jeunes filles dont elle deviendra l'amie – Simone Jacob et Marceline Rosenberg, plus tard Simone Veil et Marceline Loridan-Ivens.
Ginette Kolinka raconte ce qu'elle a vu et connu. Les coups, la faim, le froid. La haine. Le corps et la honte de la nudité. Les toilettes de ciment et de terre battue. La cruauté. Parfois, la fraternité. La robe que lui offrit Simone et qui la sauva. Aujourd'hui, dans toutes les classes de France, et à Birkenau, où elle retourne avec des élèves, Ginette Kolinka témoigne et se demande encore comment elle a pu survivre à «ça».
Une voix simple, humaine, unique. Elle.
Un récit poignant du quotidien dans les camps, mais aussi de l’après, du retour. Lire.
Bref, cru, bouleversant. Le Monde - L’Époque.
Une vie heureuse - Ginette Kolinka - Grasset - En librairie depuis janvier dernier :
Ginette Kolinka, qui va fêter ses 98 ans, habite le même appartement depuis qu’elle a dix ans.
Elle a toujours vécu là, rue Jean-Pierre Timbaud, au cœur de Paris, à l’exception de trois ans : de 1942 à 1945.
Cet appartement, c’est sa vie qui défile devant nos yeux. Il y a les portraits de ceux qui ne sont pas revenus de Birkenau : son père, son petit frère, son neveu.
Les disques d’or de son fils unique, Richard, batteur du groupe Téléphone.
Les photos de ses cinq sœurs, Ginette est la cadette, des petits-enfants, des arrière-petits-enfants.
Les dessins des écoliers, à qui elle raconte désormais son histoire, tous les jours, aux quatre coins de la France.
Et même les meubles qu’ont laissés les «collabos».
Ginette nous fait la visite.
On traverse le temps : l’atelier de confection de son père, la guerre, ce mari adorable et blagueur. Les marchés, qui l’ont sauvée. Et les camps qui affleurent à chaque page, à chaque pas.
Mais Ginette, c’est la vie ! Le grand présent. «On me demande pourquoi je souris tout le temps, mais parce que j’ai tout pour être heureuse !».
Ginette Kolinka, née Cherkask à Paris le 4 février 1925, est une survivante du camp de concentration et d'extermination d'Auschwitz et passeuse de mémoire de la Shoah. Elle a vécu sa petite enfance dans le 4ème arrondissement puis à Aubervilliers. Elle est la sixième d’une famille de sept enfants et a eu une enfance très protégée. Son père, Léon, avait un atelier de confection.
En 1942 toute la famille s’installe en Avignon. Ils travaillent tous sur les marchés. Le 13 mars 1944, la Gestapo et la Milice viennent arrêter les hommes de la famille, son père, son frère de 12 ans et son neveu de 14 ans sur dénonciation. Devant les remarques de Ginette, ils l’embarquent aussi. Ils sont internés au camp de Drancy. Le 13 avril 1944, ils sont déportés par le convoi 71 en wagons à bestiaux depuis la gare de Bobigny jusqu’à Auschwitz II-Birkenau. Son père et son frère rejoignent les camions et sont gazés à l’arrivée. Ginette entre dans le camp des femmes, est tatouée, matricule 78 599. En avril 1945, devant l’approche des armées alliées, elle est transférée pendant 8 jours, par un «train de la mort» jusqu’au camp de Theresienstadt. Ginette est atteinte du typhus. A son retour en juin 1945, elle retrouve sa mère et 4 sœurs. Ginette essaie de reprendre vie pendant deux ans et ne parle à personne de sa déportation.
Ginette se marie en 1951, a un fils, Richard Kolinka, devenu le batteur du groupe de musique Téléphone. Elle a repris son travail sur les marchés.
Aujourd’hui, elle témoigne fréquemment auprès des jeunes. Elle accompagne de nombreux voyages à Auschwitz et publie avec Marion Ruggieri Retour à Birkenau en 2019.
Depuis le ventre de sa mère, Maryam vit les premières heures de la révolution iranienne. Six ans plus tard, elle rejoint son père en exil à Paris. À travers ses souvenirs d’enfance, elle décrit l’abandon du pays, l’éloignement familial, la perte de ses jouets – donnés aux enfants
pauvres de Téhéran sous l’injonction de ses parents communistes – et l’effacement progressif du persan.
Fable et journal, Marx et la poupée raconte avec humour et tendresse les racines comme fardeau, comme rempart, comme moyen de socialisation et comme arme de séduction massive.
Née en 1980 à Téhéran, Maryam Madjidi quitte l’Iran à l’âge de six ans pour vivre à Paris. Aujourd’hui, elle enseigne le français à des mineurs étrangers. Elle a vécu quatre ans à Pékin et deux ans à Istanbul.
Pour que je m'aime encore - Maryam Madjidi - Points Editions :
Maryam a 13 ans. L'adolescence, elle la traverse dans la rage. Rage contre l'ennui. L'ennui suffocant de Drancy où ses parents, originaires d'Iran, se sont établis. Assauts contre son corps récalcitrant, contre lequel elle mène une guerre sans merci. Combats et luttes intestines au collège pour faire sa place au milieu des gars de la cité. Une seule idée fixe la porte. Fuir. Franchir le périphérique. Rejoindre une grande école qui permette un avenir. L'herbe y sera-t-elle plus verte ?
L'irrésistible Marion L. - Julie Gaillard :
Marion L. est une quiche et elle le sait ! Trop serviable, trop bonne poire, trop inhibée. Un mari, des enfants, un travail d’infirmière éreintant : sa vie n'est qu'une succession de cases à cocher. Mais tout bascule le jour où un flic, ravagé par le chagrin de voir mourir son meilleur ami en soins palliatifs, lui propose de danser devant lui en souvenir du temps où ils fréquentaient des cabarets licencieux. Ce show intimiste sera-t-il la première marche à gravir pour s'émanciper ? Marion L. osera-t-elle se jeter à l'eau ? Poussée par un désir d'émancipation irrépressible, s’affranchira-t-elle des contraintes en créant sa petite entreprise au risque de bouleverser ses certitudes familiales ? Quel prix la quiche devra-t-elle payer pour s’amuser enfin, vivre et s’aimer ?
Un magnifique portrait de femme drôle et émouvant. Un cocktail d’émotions servis par un style incisif. Une ode à la joie, une comédie irrésistible !
Julie Gaillard a 43 ans et vit à Paris. Elle est sage-femme depuis 17 ans. Elle a choisi ce métier pour être auprès des femmes, pour les accompagner sans les juger. Ses débuts d’auteure remontent à ses premières gardes en maternité, lorsqu’elle consignait sur un cahier les récits les plus bouleversants de ses patientes. Le travail d’écriture a vite gagné d’autres sphères de son existence. Scenari de spectacles, blogs de voyage, toute expérience était bonne à mettre en mots.
Ouvrages présentés par Yannick :
Le garçon, c’est Julian. La fille, Victoria. Ce sont le père et la mère de Maria, notre narratrice.
Dans la première partie du roman, celle-ci déroule en parallèle l’enfance de ses parents et la sienne. Dans un montage serré champ contre champ, elle fait défiler les scènes et les années : Victoria et ses dix frères et sœurs, l’équipe de foot du malheur ; Julian fuyant l’orphelinat pour s’embarquer en mer. Puis leur rencontre, leur amour et leur départ vers la France. La galicienne y sera femme de ménage, le fils de pute, gardien du théâtre de la Michodière. Maria grandit là, parmi les acteurs, les décors, les armes à feu de son père, basque et révolutionnaire, buveur souvent violent, les silences de sa mère et les moqueries de ses amies. Mais la fille d’immigrés coude son destin. Elle devient réalisatrice, tombe amoureuse, fonde un foyer, s’extirpe de ses origines. Jusqu’à ce que le sort l’y ramène brutalement. A vingt-sept ans, une tarologue prétend qu’elle ne serait pas la fille de ses parents. Pour trouver la vérité, il lui faudra retourner à Bilbao, la ville où elle est née. C’est la seconde partie du livre, où se révèle le versant secret de la vie des protagonistes au fil de l’enquête de la narratrice.
Stupéfiant de talent, d’énergie et de force, Les gens de Bilbao naissent où ils veulent nous happe dès le premier mot. Avec sa plume enlevée, toujours tendue, pleine d’images et d’esprit, Maria Larrea reconstitue le puzzle de sa mémoire familiale et nous emporte dans le récit de sa vie, plus romanesque que la fiction. Une histoire d’orphelins, de mensonges et de filiation trompeuse. De corrida, d’amour et de quête de soi. Et la naissance d’une écrivaine.
Maria Larrea est née à Bilbao en 1979. Elle grandit à Paris où elle suit des études de cinéma à La Fémis. Elle est réalisatrice et scénariste.
Les exportés - Sonia Devillers - Flammarion :
Comment, en plein cœur de l’Europe, des êtres humains ont-ils pu faire l’objet d’un tel trafic ? Les archives des services secrets roumains révèlent l’innommable : la situation de ceux que le régime communiste ne nommait pas et que, dans ma famille, on ne nommait plus, les juifs.
Moi qui suis née en France, j’ai voulu retourner de l’autre côté du rideau de fer. Comprendre qui nous étions, reconstituer les souvenirs d’une dynastie prestigieuse, la féroce déchéance de membres influents du Parti, le rôle d’un obscur passeur, les brûlures d’un exil forcé. Combler les blancs laissés par mes grands-parents et par un pays tout entier face à son passé.
Ouvrage présenté par Amandine (en plus de tous les ouvrages d'Agnès Ledig !) :
La mélodie des jours - Lorraine Fouchet - J'ai Lu Editions :
Maman célibataire, Lucie s’installe dans un village du Vaucluse avec sa fille Léa pour y reprendre les rênes de la fromagerie locale. Mais une dure nouvelle lui coupe les ailes et la jeune femme se retrouve soudain bien seule : sans autre visage familier que celui de sa fille, qu’elle tient à tout prix à protéger, où trouver le soutien nécessaire pour tenir bon ?
Sur le Site des Voisins, Lucie découvre, à travers les messages des uns et des autres, une solidarité insoupçonnée. Notamment celle de Charlie, le mystérieux inconnu dont les messages provocants ou drôles l’encouragent chaque jour sur le chemin de la guérison.
Dans ce roman lumineux qui célèbre l’entraide et l’amitié, Lorraine Fouchet nous rappelle qu’il y a toujours de l’espoir tant qu’on est ensemble.
Comme son héroïne, Lorraine Fouchet a appris par la radio le décès de son père, l’ancien ministre gaulliste Christian Fouchet, l’été de ses dix-sept ans. Il rêvait qu’elle soit médecin, elle l’est devenue. À quarante ans, elle abandonne son stéthoscope pour l’écriture, et réalise son propre rêve : raconter des histoires. Après De toute urgence, prix Littré 1997, Château en Champagne, prix Anna-de-Noailles de l’Académie française 1998, et L’ Agence, prix des Maisons de la presse 2003, Place Furstenberg nous donne une nouvelle preuve de son talent de romancière.
Ouvrages présentés par Christian :
La décision - Karine Tuil - Folio éditions :
Mai 2016. Dans une aile ultrasécurisée du Palais de justice, la juge Alma Revel doit se prononcer sur le sort d’un jeune homme suspecté d’avoir rejoint l’État islamique en Syrie. À ce dilemme professionnel s’en ajoute un autre, plus intime : mariée depuis plus de vingt ans à un écrivain à succès sur le déclin, Alma entretient une liaison avec l’avocat qui représente le mis en examen. Entre raison et déraison, ses choix risquent de bouleverser sa vie et celle du pays…
Avec ce nouveau roman, Karine Tuil nous entraîne dans le quotidien de juges d’instruction antiterroristes, au cœur de l’âme humaine, dont les replis les plus sombres n’empêchent ni l’espoir ni la beauté.
Karine Tuil, née à Paris le 3 mai 1972, est une romancière française.
Diplômée d'un DEA de droit de la communication/Sciences de l'information de l'Université Paris II-Assas, elle exerce la profession de juriste et prépare une thèse de doctorat (qu'elle ne soutient pas) en écrivant parallèlement des romans.
En 2003, Karine Tuil rejoint les Éditions Grasset où elle publie son 4ème roman "Tout sur mon frère" qui explore les effets pervers de l'autofiction (nommé pour les Prix des libraires et finaliste du prix France Télévision). En 2005, elle renoue avec la veine tragi-comique en publiant "Quand j'étais drôle" qui raconte les déboires d'un comique français à New-York. En 2007, Karine Tuil quitte le burlesque pour la gravité en signant "Douce France", un roman qui dévoile le fonctionnement des centres de rétention administrative.
En 2008, sort son septième roman, "La domination", pour lequel elle reçoit la Bourse Stendhal du ministère des Affaires étrangères. Il évoque les jeux de pouvoir dans le milieu de l'édition à travers les prismes de l'identité. Il a fait partie des premières sélections du prix Goncourt, prix Goncourt des lycéens et du prix de Flore.
En 2010, son roman "Six mois, six jours" fait partie de la première et deuxième sélection du prix Goncourt 2010, de la première sélection du prix Interallié et du prix Goncourt des lycéens. Il a obtenu en 2011, le prix du Roman-News.
Son neuvième roman intitulé "L'Invention de nos vies" paraît en septembre 2013 à l'occasion de la rentrée littéraire aux éditions Grasset. Il figure dans plusieurs sélections de prix littéraires parmi lesquels le prix Fémina, l'Interallié, le prix Goncourt, Goncourt des lycéens, le prix des libraires.
Finaliste du prix Goncourt, il obtient le Prix littéraires Les Lauriers Verts-Roman 2013. "L'invention de nos vies" est traduit dans plusieurs pays parmi lesquels la Grande-Bretagne, les États-Unis, le Canada, l'Italie, la Chine, la Grèce, les Pays-Bas, l'Allemagne.
En avril 2014, Karine Tuil a reçu les insignes de chevalier de l'ordre des arts et des lettres.
En août 2016, à l'occasion de la rentrée littéraire, paraît en librairie "L'insouciance" aux éditions Gallimard. En octobre de la même année, elle a obtenu le prix Landerneau des lecteurs.
Le 13 novembre 2019, son roman "Les choses humaines" reçoit le Prix Interallié. Le lendemain, le roman reçoit le Prix Goncourt des lycéens
Glen Affric - Karine Giebel - Plon éditions :
Le nouveau roman très attendu de la reine du polar français.
— À cause de ce qui arrive à Mona ?
— Oui, à cause de ça. Et aussi parce que je suis un débile et que tout le monde se moque de moi…
— Tu n’es pas débile et de toute façon tu ne peux pas mourir.
— Et pourquoi ?
— Parce que tu n’as pas vu Glen Affric. On ne peut pas mourir sans avoir vu Glen Affric…
Je suis un idiot, un imbécile, un crétin. Je n’ai pas de cervelle.
Léonard se répète ce refrain chaque jour et chaque nuit, une suite de mots cruels qu’il entend dans la cour, dans la rue. Son quotidien.
Léo le triso. Léonard le bâtard.
Léonard n’est pas comme les autres et il a compris que le monde n’aime pas ceux qui sont différents.
Alors il rêve parfois de disparaître.
Être ailleurs. Loin d’ici.
À Glen Affric.
Mais les rêves de certains sont voués à finir en cauchemars…
Avec plus de deux millions de livres vendus à travers le monde, Karine Giebel s’est forgée une place à part dans le paysage littéraire français. Glen Affric, son douzième roman, est un thriller psychologique bouleversant sur la différence et l’amitié, où le plus beau côtoie le pire. Karine Giebel, indétrônable créatrice d’émotions fortes et authentiques, nous plonge comme elle seule sait le faire au plus profond de l’âme humaine…
Il est des hommes qui se perdront toujours - Rebecca Lighieri - Collection Folio :
«L’espérance de vie de l’amour, c’est huit ans. Pour la haine, comptez plutôt vingt. La seule chose qui dure toujours, c’est l’enfance quand elle s’est mal passée».
Années 1980. Karel grandit avec son frère et sa sœur dans la cité Artaud, à Marseille. Tous trois rêvent d’un autre destin, loin de leur enfance dévastée par la pauvreté et la cruauté du père. En proie à des pulsions violentes, Karel craint de lui ressembler. Et si, comme lui, il abîmait ceux qui l’approchent de trop près ? Un jour, leur père est retrouvé mort, assassiné. Qui a commis ce meurtre salvateur ?
Agrégée de lettres modernes, elle enseigne le français dans un lycée de la banlieue parisienne depuis trente ans. Elle est codirectrice, avec Jean-Marie Gleize et Olivier Domerg, des éditions Contre-Pied depuis leur création en 1994.
Elle prend le pseudonyme de Rebecca Lighieri pour écrire des romans noirs comme 'Husbands' (2013), sa première incursion dans le genre policier, puis 'Les Garçons de l’été' (lauréat du Prix littéraire de la ville d’Arcachon 2017 et du Prix des libraires Folio en partenariat avec Télérama en 2018).
Elle vit à Villejuif avec ses quatre enfants.
Ouvrage présenté par Muriel :
Fille en colère sur un banc de pierre - Véronique Ovaldé - Flammarion :
Elle se le répéta bien un million de fois toutes les années qui suivirent. Elle eut d'ailleurs une hésitation, peut-être valait-il mieux rester, se rallonger dans la chambrée, à écouter ses deux autres sœurs qui gesticulaient dans leur sommeil, pétaient et miaulaient sous leurs draps à cause de leurs rêves lascifs tout juste pubères. Peut-être valait-il mieux abdiquer, enrager, et se délecter de sa rage, puisqu'il y a un plaisir dans l'abdication, cela va sans dire, le plaisir tragique de la passivité et du dépit, le plaisir du drapage dans la dignité, on ne nous laisse jamais rien faire, on a juste le droit de se taire, on nous enferme, alors que les autres là-bas au loin s'amusent et se goinfrent, qu'est-ce que j'ai fait dans mes vies antérieures pour mériter ça, oh comme je suis malheureuse.
Peut-être aussi que le jeu n'en valait pas la chandelle. Mais le jeu, n'est-ce pas, en vaut rarement la chandelle. Le jeu n'est désirable que parce qu'il est le jeu».
Véronique Ovaldé, à travers l'histoire d'une famille frappée par une mystérieuse tragédie, ausculte au plus près les relations que nous entretenons les uns avec les autres et les incessants accommodements qu'il nous faut déployer pour vivre nos vies.
Ouvrage présenté par Michèle :
Kinderzimmer - Valentine Goby :
En 1944, le camp de concentration de Ravensbrück compte plusieurs dizaines de milliers de détenues. Mila a vingt-deux ans quand elle arrive à l’entrée du camp. Autour d’elle, quatre cents visages apeurés. Dans les baraquements, chacune de ces femmes va devoir trouver l’énergie de survivre, au très profond d’elle-même, puiser chaque jour la force d’imaginer demain.
Et Mila est enceinte mais elle ne sait pas si ça compte, ni de quelle façon.
ce livre est lauréat du 1er prix S.O.S Libraires en 2014.
Valentine Goby est une écrivaine française, née en 1974 à Grasse.
Après des études à Sciences Po, elle a vécu trois ans en Asie, à Hanoï et à Manille, où elle a travaillé pour des associations humanitaires auprès d'enfants des rues. Elle a commencé sa carrière professionnelle chez Accenture où elle a travaillé en Ressources Humaines de 1999 à 2001.
Elle publie son premier roman en 2002 chez Gallimard : "La Note sensible", qui obtient le Prix René-Fallet 2003. Elle devient enseignante en lettres et en théâtre, métier qu'elle exerce en collège durant huit années avant de se consacrer entièrement à l'écriture, et à de multiples projets autour des livres : ateliers, rencontres, conférences, résidences d'écritures en milieu scolaire, détention, en médiathèque, à l'université.
Elle est maître de conférences à Sciences Po en littérature et ateliers d'écriture de 2013 à 2016, conseillère littéraire pour le festival du livre de Metz depuis 2016, et chroniqueuse pour le journal La Croix de septembre 2016 à janvier 2017.
Outre ses publications en littérature générale, elle écrit une œuvre importante pour la jeunesse.
Valentine Goby est lauréate de la Fondation Hachette, bourse jeunes écrivains 2002 et a reçu le prix Méditerranée des Jeunes, le prix du Premier Roman de l'université d'Artois, le prix Palissy et le prix René-Fallet en 2003 pour son roman "La note sensible".
Publié chez Actes Sud en 2013, son roman "Kinderzimmer" reçoit de nombreux prix l'année suivante, dont le prix des libraires, ou le prix Gabrielle-d'Estrées. Il est traduit en plusieurs langues.
Valentine Goby a été présidente du Conseil permanent des écrivains, vice-présidente de La Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse, administratrice de la SOFIA. Elle est chevalière des Arts et des Lettres. Elle reste très active dans le combat pour le statut d'auteur.
En2019, paraît son roman "Murène" chez Actes sud.
Ouvrage présenté par Hélène :
Médiator - Un crime chimiquement pur - François Duprat Giacometti Irène Frachon
En 2007, au CHU de Brest, de nombreux cas d'atteintes cardiaques inexpliquées attirent l'attention de la pneumologue Irène Frachon. Ses recherches mettent en cause le Mediator, coupe-faim des laboratoires Servier, dont le principe actif avait conduit au retrait de l'Isoméride en 1997. Celui du Mediator sera effectif en 2009. Depuis, elle poursuit son combat pour l'indemnisation des milliers de victimes..
Ouvrages présentés par Françoise :
Le pavillon des combattantes - Emma Donoghue - Pocket éditions :
Ce pays que l'on appelle vivre - Ariane Bois - Plon Editions :
Un grand roman d’amour et de résistance à travers l'histoire des Milles (Aix-en-provence), le seul grand camp d’internement et de déportation français encore intact.
Leo n’a qu’une idée en tête : s'échapper par tous les moyens. D’échecs en vaines tentatives, il finit par rencontrer une volontaire marseillaise d’un réseau de sauvetage, juive elle aussi, Margot Keller. Alors que leurs efforts conjugués paraissent porter leurs fruits et annoncer la liberté, l’été 42 arrive, meurtrier et cruel, faisant vaciller leurs espoirs. Mais les deux amants semblent croire à l’impossible…
L'usine de tuiles des Milles verra passer 10 000 étrangers, en majorité juifs. Un lieu de détention effroyable mais aussi un centre de culture, de création, peuplé par des intellectuels et des artistes opposés au nazisme, dont Max Ernst et Franz Hessel. Une histoire encore très peu connue, l’ouverture au public du site-mémorial datant de 2012 seulement.
Ariane Bois Heilbronn, née en 1961, est romancière et journaliste.
Elle est titulaire d'un DEA d'histoire contemporaine de Sciences Po (1984) et d'un M.A. en journalisme de l'Université de New York (1986).
Elle a été grand reporter au sein du groupe Marie-Claire et critique littéraire pour le magazine "Avantages" de 1988 à 2015. Ariane Bois est critique littéraire pour les romans et les essais au Groupe Psychologies depuis 2018.
"Et le jour pour eux sera comme la nuit" (2009), son premier roman, a été récompensé par le Prix du Premier Roman 2009 de la ville de Dijon, lauréate de la bourse Thyde Monnier de la Société des gens de Lettres automne 2009 et le Prix 2010 "un livre, une commune" de Combs-la-Ville.
Son quatrième roman, "Sans oublier" (Belfond 2014), obtient le Prix Charles Exbrayat 2014 de la ville de Saint-Étienne, suivi de "Le gardien de nos frères" (Belfond, 2016), Prix Wizo 2016, Prix de La ville de Mazamet, Prix de la ville de Vabre.
"L’île aux enfants" (Belfond, 2019), un roman à deux voix, celles d'une mère et de sa fille, est son sixième livre.



















