MICHEL EMBARECK SERA A LA LIBRAIRIE PASSERELLES DE VIENNE CE SAMEDI 9 NOVEMBRE A 13 HEURES...
Après une longue séparation, un père et sa fille se retrouvent pour emprunter la route du blues entre Memphis et La Nouvelle-Orléans en espérant renouer des relations jusqu’alors chaotiques. S’ils découvrent peu à peu l’envers du décor d’une musique devenue folklore pour touristes, ils apprennent la vérité vraie sur la mort énigmatique de Robert Johnson, figure tutélaire de la musique bleue. Mais le voyage est surtout l’occasion pour le père de s’interroger sur ses crises de migraine, ce douloureux symptôme d’aucune maladie formellement identifiée qui conduit les victimes à entretenir avec le monde un rapport d’observateur misanthrope. Difficile dans de telles conditions de se livrer à des confidences.
Né à : Dole , le 16/02/1952
Biographie :
En 1952, Le rock'n roll balbutiait. Michel Embareck aussi. Né dans cette vallée du Jura dotée d'un micro climat qui la fait surnommer la Petite Sibérie, l'homme n'a jamais souffert du froid, ni aux yeux, ni ailleurs. La modestie de sa famille ne le prédisposait pas particulièrement à devenir aujourd'hui l'une des plumes les plus acérées du roman noir. Il fit Sciences Po, peut être pour étudier les rejetons d'une bourgeoisie qu'il n'a jamais portée dans son cœur. Il suffit de lire ses derniers romans "Cloaca maxima" (l'Archipel), "La mort fait mal" (Gallimard série Noire) pour s'en convaincre. Et ce n'est pas la
prochaine production, "Le rosaire de la douleur" (Gallimard série Noire) qui y changera quelque chose. Il y a du Embareck pur sucre dans les réflexions de Frank Boudreaux, son héros récurrent made in Louisiana.
Si le ras de marée punk ne l'avait pas emporté, Embareck serait peut-être devenu l'un des ronds de cuir besogneux à la vie tracée au cordeau. Pour mieux respirer la musique qui lui a toujours servi d'oxygène, il devint rock critic à Best (le vrai, celui de la lutte fratricide avec Rock & Folk), ce qui lui permet de côtoyer le gratin carbonisé d'une époque récente, déjà devenue mythique, où s'entrechoquent les fantômes des sex pistoleros suspendu à l'Histoire par des épingles à nourrice. En 85, pour ne pas perdre le fil de sa vie, Michel écrivit "Sur la ligne blanche" (Autrement) et toucha le Poker d'as dans "l'année du Polar" de Michel Lebrun. Embareck comprit alors qu'il avait peut-être des atouts littéraires dans sa manche. Depuis, il sort un par un, à son rythme, celui du twelve bar blues des bayous mélangé aux langueurs sablonneuses des grèves de Loire. C'est là qu'il vit aujourd'hui : dans notre vallée des rois.
Après quelques romans intimistes comme "Une rue à ma fenêtre" - Balland , le poignant et corrosif "Cochon pendu" (où, après la lecture, plus d'un jeune cadre dynamique a du considérer la vanité de son existence et le suicide avec circonspection) ou le remarquable "2 - 1 = 0" - Lieu Commun (a-t'on déjà traité du divorce avec autant d'émotion ? ), il s'est mis à régler son compte à la société, armé d'un stylo particulièrement dévastateur. Luc Baranger.
Michel Embareck nous fait le plaisir de venir nous voir ce samedi 9 novembre à 13 heures dans notre formidable Librairie Passerelles de Vienne pour nous parler de son dernier livre autour d'un brunch littéraire. Nous ne pouvons que remercier Lise-Marie et Murielle, les deux gérantes de la librairie, d'organiser cette rencontre.
Dans cette attente, je vous souhaite une belle journée à vous tous.

