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Binchy and her hobbies
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Binchy and her hobbies
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19 mars 2026

COMPTE-RENDU DE LA GRANDE LIBRAIRIE DE CE MERCREDI 18 MARS :

COMPTE-RENDU DE LA GRANDE LIBRAIRIE DE CE MERCREDI 18 MARS :
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Assaut contre la frontière - Leila Slimani - Gallimard :

«Il me semble que tout roman est la tentative de répondre à une question. Et que celle qui fut à l’origine et au centre de ma trilogie est celle-ci : pourquoi est-ce que je ne parle pas ma langue ? Cette langue arabe, qu’est-elle pour moi ? Penser à ça, à la langue arabe, c’est ressentir un mélange de chagrin et de honte, de colère et de frustration. Comment pourrais-je vous raconter, vous faire comprendre que je parle comme une enfant la langue qui devrait être la mienne ? Que je vis avec une langue fantôme comme on parle d’un membre fantôme dont on sent encore la présence bien qu’il ait été amputé. Cette langue, je l’ai cherchée partout. Je l’ai désirée, je l’ai poursuivie, j’ai pu suivre des inconnus dans la rue simplement pour les entendre prononcer ces syllabes familières. Je pourrais aisément reprendre à mon compte les mots de l’écrivaine et peintre libanaise Etel Adnan : “Je me suis retrouvée à la porte de cette langue. Je l’ai érigée en mythe, en une sorte de paradis perdu.”».

Une première version de ce texte a été lue en public par Leïla Slimani lors du Festival d’Avignon 2025.

Leïla Slimani est une journaliste et écrivaine franco-marocaine, née en 1981 à Rabat. Lauréate du prix Goncourt 2016 pour Chanson douce, elle s'impose par des romans et essais aux thèmes forts comme la condition féminine et la sexualité. Engagée pour les droits des femmes et la francophonie, elle est l’auteure de la trilogie Le Pays des autres, dont le dernier tome, J’emporterai le feu, a paru en 2025.

COMPTE-RENDU DE LA GRANDE LIBRAIRIE DE CE MERCREDI 18 MARS :

Le coeur lourd - Alain Finkielkraut - Gallimard :

Une enfance de l'après-guerre, dans une famille de survivants qui croyaient en l`école. Un goût pour la littérature comme moyen d`accès privilégié à tout le reste, à l`art, aux paysages, à la France, aux animaux. Une identité juive inquiète, faite de fidélité aux parents et aux morts, mais dans laquelle le ciel est vide. Que reste-t-il de tout cela quand en France désormais la littérature s`efface, et quand la situation en Israël est un tourment quotidien ? Comment tenir, coûte que coûte, la ligne de crête ? "Pour la première fois de notre histoire, nous devons faire face à la haine sans avoir la consolation de l`innocence. C`est cela le coeur lourd." Au fil d`une conversation avec Vincent Trémolet de Villers, Alain Finkielkraut offre ce qui est peut-être son livre le plus personnel.

Né à Paris le 30 juin 1949, Alain Finkielkraut est un philosophe, écrivain, essayiste et animateur de radio français.
Agrégé de lettres modernes et titulaire d'une maîtrise de philosophie, il anime depuis 1985 l'émission Répliques sur France Culture et est l'auteur de nombreux essais sur la littérature, l'amour ou la modernité. Professeur au Lycée technique de Beauvais, puis à l'Université de Berkeley entre 1974 et 1978, il a enseigné à l'Institut universitaire Elie-Wiesel et a été professeur d'histoire des idées au département Humanités et sciences sociales de l'École polytechnique entre 1989 et 2014, année où il est élu membre de l'Académie française. Il intervient souvent dans l'espace médiatique français.
Il s'est engagé dans le mouvement de mai 68 avant de rejoindre la «nouvelle philosophie» dans les années 1970. Devenu un intellectuel familier du public au cours des années 1980, il développe alors une réflexion propre sur l'identité, la mémoire et l'intégration par l'école. Dans ce contexte, il s'est exprimé sur des questions politiques comme la judéité, le nationalisme, la colonisation, le sionisme, la notion d'identité, l'antisémitisme et le racisme, sur le multiculturalisme, sur les failles du système éducatif français, ou encore sur les guerres de Yougoslavie — prises de positions qui ont parfois fait l'objet de vives controverses.

Il est officier de la Légion d'honneur depuis 2009 et récipiendaire de nombreux prix pour ses essais...

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COMPTE-RENDU DE LA GRANDE LIBRAIRIE DE CE MERCREDI 18 MARS :

Dictionnaire amoureux de la traduction - Josée Kamoun - Plon :

D'une entrée à l'autre de ce Dictionnaire amoureux, Josée Kamoun nous fait rêver, rire, et réfléchir au fil de ce que nous dit la traduction sur l'inépuisable, l'ensorcelante ambiguïté du monde. Passeurs de frontières, questionneurs permanents du langage et de la langue, les traducteurs sont à fois les instruments et les agents du devenir.

"Un Dictionnaire amoureux, c'est le contraire d'un dictionnaire : son A à Z n'épuise pas le sujet, et il annonce d'emblée la couleur de sa subjectivité. Il s'agit d'entraîner les lecteurs dans des traboules dont les débouchés peuvent surprendre, de les entraîner parfois aux confins du traduire chez ceux pour qui le mot est geste ou chez ceux dont la langue se délie pour moduler celle des oiseaux. Introduits dans le voyage des œuvres par la belle Schéhérazade, on y croisera des émojistes enlumineurs postmodernes, des harponneurs de baleine blanche, une adolescente anglophone à Vérone, des bilingues et diglosses à leur corps défendu, des irréductibles de Babel et des Fédérés de la Pentecôte.
Mon dictionnaire est une histoire d'amour avec toutes les langues et littératures que la traduction m'a offertes, la langue et la littérature anglaises en particulier, mais aussi avec les paysages et les accents américains ; avec la langue et la littérature françaises, avec les vieux vieux textes hébergeant des mots disparus comme avec le parler tout neuf qui court la rue, date de péremption inconnue. Une galerie d'étonnements et d'admirations devant l'inépuisable, l'ensorcelante ambiguïté du réel".

Née en 1950, Josée Kamoun est traductrice de l'anglais. Agrégée d’anglais, docteur ès lettres, lauréate du prix Grevisse en 1987, elle a traduit plus d’une trentaine d’ouvrages, dont de nombreux romans de John Irving et de Philip Roth. Son violon d’Ingres est la photographie.

COMPTE-RENDU DE LA GRANDE LIBRAIRIE DE CE MERCREDI 18 MARS :

Habibi Beyrouth - Manal Salamé - La Tribu :

«Un matin, je me suis réveillée en rêvant que je ne parlais plus l’arabe. J’ai compris qu’il fallait rentrer».

Dix-sept ans après avoir quitté le Liban, Amal revient à Beyrouth pour refaire sa carte d’identité. Ce qu’elle pensait être une formalité devient un voyage au coeur de la mémoire et des blessures de l’exil. "Habibi Beyrouth" raconte un pays qui se délite et une génération en quête de racines.

 

"Écrire, c’est réparer pour mieux résister. L’écriture est pour moi un acte de résistance."

 

Manal Salamé est libano-française.

Écrivaine, poète et photographe, elle vit à Paris.
Après plusieurs années dans la mode, elle se consacre à l'écriture et à la photo de rue .

Ses travaux artistiques traitent de l’exil, l’absence, la quête identitaire et les mouvements sociaux. 
Habibi Beyrouth est son premier roman.

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COMPTE-RENDU DE LA GRANDE LIBRAIRIE DE CE MERCREDI 18 MARS :

Boléro - Ahmet Altan - Actes Sud :

Asli, femme indépendante et épanouie, vit à Ankara, où elle est physiothérapeute. Chaque week-end, elle se rend dans la propriété de Mehmet, un ancien procureur condamné pour corruption et violences, qui l’a engagée afin de soulager son dos. Si la nuit ils entretiennent une relation passionnée, Mehmet tient Asli à distance le jour. Lorsqu’elle rencontre Romaïssa, l’épouse de son amant, une complicité naît entre elles, faite de moments privilégiés au bord de la piscine. Sous le soleil brûlant d’Anatolie, Asli plonge dans l’intimité du couple et dans le passé trouble de Mehmet, au risque de se perdre.

 

Ahmet Altan, né en 1950 à Ankara, est un des journalistes et romanciers les plus renommés de Turquie. Il est le fils de Çetin Altan, journaliste et homme politique, condamné à près de deux mille ans de prison pour ses articles contre l’autoritarisme du pouvoir militaire. Dès 1974, Ahmet Altan se lance dans le journalisme, lui aussi, et s’engage en faveur de la démocratie. Très vite, il commence à être connu dans son pays pour sa contestation du régime en place. Il publie en 1982 son premier roman qui rencontre un grand succès. Son deuxième roman est sanctionné pour atteinte aux bonnes mœurs et fait l’objet d’un autodafé. Ahmet Altan devient un journaliste de plus en plus influent, tant à la télévision que dans la presse écrite. En 1995, il est condamné à vingt mois de prison avec sursis à la suite de la publication d’un article satirique. Il est également accusé de soutenir le projet d’un Kurdistan indépendant. Son quatrième roman, Contes dangereux publié en 1996, est un véritable phénomène de librairie, il y aborde les assassinats sans suite judiciaire. Avec Orhan Pamuk et Yachar Kemal, il rédige, en 1999, une déclaration pour les droits de l’homme (et des droits culturels des Kurdes) et de la démocratie en Turquie, qui est signée par Elie Wiesel, Günther Grass, Umberto Eco… “Oh, Mon Frère”, un article qu’il dédie aux victimes du Génocide arménien le fait inculper, en 2008, d’insulte à la Nation turque. Il reçoit trois ans plus tard le prix Hrant Dink de la Paix (Hrant Dink est un journaliste arménien assassiné par un nationaliste turc). Entre 2007 et 2012, il dirige le quotidien Taraf qui joue un rôle central dans la presse d’opposition.

En 2016 commence son effroyable parcours judiciaire. Il est arrêté en septembre, accusé d’avoir participé à la tentative de putsch du 15 juillet. Deux ans plus tard, il est condamné à la perpétuité aggravée. Puis, en mai 2019, sa condamnation est confirmée en appel par la Cour Constitutionnelle tandis qu’en juin la Cour Suprême casse la condamnation tout en rejetant sa demande de remise en liberté. Cette année-là paraît en France, Je ne reverrai plus le monde, un récit de son emprisonnement qui reçoit le prix André Malraux. Le 4 novembre, la Haute Cour Pénale d’Istanbul le condamne à dix ans de prison mais ordonne sa remise en liberté sous contrôle judiciaire compte tenu des années qu’il a déjà passées en prison. Ahmet Altan est libéré. Le 12 novembre, l’écrivain est de nouveau arrêté sur décision de justice. C’est le 14 avril 2021 qu’Ahmet Altan est remis en liberté. La vieille, la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) a condamné la Turquie pour la détention de cet intellectuel depuis plus de quatre ans.

En septembre 2021 paraît en France son roman Madame Hayat qui est couronné par le prix Femina étranger et rencontre un magnifique succès dans la presse et en librairie. Deux nouveaux romans paraissent par la suite : Les Dés en 2023 et plus récemment Boléro en octobre 2025.

En résidence surveillée dans son appartement d’Istanbul et sans autorisation de quitter le territoire turc jusqu’en septembre 2025, Ahmet Altan est désormais libre de se déplacer en-dehors de la Turquie.

COMPTE-RENDU DE LA GRANDE LIBRAIRIE DE CE MERCREDI 18 MARS :

 

Ci-dessus, vous avez le compte-rendu de La Grande Librairie présentée hier soir sur France 5 par Augustin Trapenard.  Vous pouvez voir (ou revoir) l'émission en cliquant ICI.

Je vous souhaite un agréable après-midi à vous toutes et à vous tous ainsi que d'excellentes lectures. Prenez soin de vous.

Commentaires
A
Merci pour ton compte rendu et voilà encore de quoi lire ! Bisous
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L
Une rencontre surprenante mais intéressante entre Slimani et Finkielktaut
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B
Il y a toujours de quoi faire son choix :)<br /> Je te souhaite une très belle journée ensoleillée.<br /> Gros bisous
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M
Bien sûr que je n'ai pas raté l'émission et j'ai ici la retrouver MERCI!<br /> Bises et lisez bien !
Répondre
R
Encore toute une bien belle selection...oui didonc....de quoi lire lala
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