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Binchy and her hobbies
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4 septembre 2025

LA GRANDE LIBRAIRIE - AUGUSTIN TRAPENARD - FRANCE 5 - MERCREDI 3 SEPTEMBRE 2025 : LA RENTREE !

LA GRANDE LIBRAIRIE - AUGUSTIN TRAPENARD - FRANCE 5 - MERCREDI 3 SEPTEMBRE 2025 : LA RENTREE !
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Kolkhoze - Emmanuel Carrère - POL éditions :

Au lendemain de la Deuxième guerre mondiale, un jeune bourgeois bordelais rencontre une jeune fille pauvre, apatride, fille d’une aristocrate germano-russe ruinée et d’un Géorgien bipolaire, disparu et certainement fusillé à la Libération. Il devine, en l’épousant, qu’il s’engage dans tout autre chose que l’union paisible avec la jeune bourgeoise bordelaise à laquelle il était promis. Mais il n’imagine pas à quel point, ni quel destin romanesque et quelle somme d’épreuves l’attendent au cours des soixante-et-onze ans de son mariage avec Hélène Zourabichvili, qui deviendra sous son nom à lui, Carrère d’Encausse, spécialiste internationalement reconnue de la Russie (mais aussi de l’épizootie du mouton en Ouzbékistan), familière du Kremlin et de ses maîtres successifs, secrétaire perpétuelle de l’Académie française, ni qu’avant de mourir lui-même - «147 jours après elle et, à mon avis, de chagrin», écrit Emmanuel Carrère - il assistera, dans la cour des Invalides, à ses funérailles nationales.

Kolkhoze est le roman vrai d’une famille sur quatre générations, qui couvre plus d’un siècle d’histoire, russe et française, jusqu’à la guerre en Ukraine. Emmanuel Carrère s’en empare personnellement, avec un art consommé de la narration qui parvient à faire de leur histoire notre histoire. Tout en plongeant dans les archives de son père, passionné par la généalogie familiale. On traverse la révolution bolchévique, l’exil en Europe des Russes blancs, deux guerres mondiales, l’effondrement du bloc soviétique, la Russie impériale de Poutine et ses guerres, tout en pénétrant dans une saga familiale à la fois follement romanesque, tragique, aux destins prestigieux ou plus modestes, parfois sombres et tourmentés. Ce grand récit familial et historique, qui mêle souvenirs poignants, rebondissements, secrets de famille, anecdotes inattendues et géopolitique, est aussi un texte intime sur la vie et la mort des siens, et sur l’amour filial. Jusqu’à cet aveu : «Vient un moment, toujours, où on ne sait plus qui on a devant soi – et je ne le sais pas moi-même. Ou plutôt si, je le sais, je le sais très bien : je suis le visage de ma mère qui se détourne sans appel, je suis la détresse sans fond de mon père».

Né à Paris le 9 décembre 1957, Emmanuel Carrère est un écrivain, journaliste, scénariste et réalisateur français.

Ancien élève de Janson-de-Sailly et diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (1979), descendant d'une lignée de princes russes où l'on a même compté un éphémère roi d'Albanie, il est le fils de Louis Édouard Carrère et de la soviétologue et académicienne Hélène Carrère d'Encausse, et le frère de Nathalie Carrère et de Marina Carrère d'Encausse.

Il débute comme critique de cinéma pour Positif et Télérama. Son premier livre, "Werner Herzog", paraît en 1982. Son premier roman, "L'Amie du jaguar", sort en 1983 chez Flammarion. Il publie en 1986 "La moustache", roman dont il réalisera lui-même l'adaptation cinématographique en 2005. En janvier 1993, Carrère entreprend l'écriture d'un livre autour de l'affaire Jean-Claude Romand. Cela n'aboutira que sept ans plus tard avec la publication de "L'Adversaire" (2000) qui marque un tournant dans la production littéraire de Carrère qui, depuis, n'a pas écrit d'œuvres fictionnelles.
Il entame dans les années 1990 une carrière de scénariste avec l’adaptation de ses propres romans comme "L'Adversaire" (2002) et "La Classe de neige" (1998), avant de se lancer dans la réalisation avec "Retour à Kotelnitch" (2003) et "La Moustache" (2005).

En 2011, il reçoit le prix Renaudot pour sa biographie romancée de l'écrivain, dissident et homme politique russe Édouard Limonov, avec lequel il a vécu pendant trois semaines à Moscou pendant la préparation du livre. En 2014, "Le Royaume" qui raconte l’histoire des débuts de la chrétienté, vers la fin du Ier siècle après Jésus Christ, obtient le prix littéraire du Monde.

En août 2020, il publie "Yoga". Ce récit autobiographique est celui de la pratique du yoga par l'auteur, et de sa dépression qui l'a conduit en 2015 à une hospitalisation durant quatre mois à l'hôpital Sainte-Anne. Là-bas, il est diagnostiqué bipolaire et traité par kétamine et électrochocs. Le livre est le plus remarqué de la rentrée littéraire, les ventes dépassent les 170 000 exemplaires en moins d'un mois. En juin 2021, Carrère reçoit le prix Princesse des Asturies de littérature 2021.
Son film "Ouistreham" (2021) est une libre adaptation du livre de Florence Aubenas publié en octobre 2010 ("Le quai de Ouistreham").
"Kolkhoze", un roman vrai d’une famille sur quatre générations, qui couvre plus d’un siècle d’histoire, russe et française, jusqu’à la guerre en Ukraine, est publié à l'entrée littéraire 2025.

LA GRANDE LIBRAIRIE - AUGUSTIN TRAPENARD - FRANCE 5 - MERCREDI 3 SEPTEMBRE 2025 : LA RENTREE !

Simone Emonet - Catherine Millet - Flammarion :

Elle était née en 1918 à la veille d’une mauvaise victoire et elle s’était mariée en 1939, quelques mois avant que son mari ne parte à la guerre pour être retenu prisonnier pendant cinq ans. Elle était jolie, élégante, et intelligente. Elle était appréciée, mais, comme on disait, elle avait eu des malheurs. Un matin splendide du printemps 1982, elle décida d’en finir avec ce corps dont elle n’avait plus d’image. Je suis sa fille, et à moi il reste quantité d’images, et je fais avec.

Catherine Millet est, entre autres, l’auteur de La Vie sexuelle de Catherine M. (2001), Jour de souffrance (2008), Une enfance de rêve (2014) et Commencements (2022). Elle est aussi critique d’art, directrice de la rédaction d’artpress, revue qu’elle a cofondée en 1972.

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La nuit au coeur - Nathacha Appanah - Gallimard :

«De ces nuits et de ces vies, de ces femmes qui courent, de ces cœurs qui luttent, de ces instants qui sont si accablants qu’ils ne rentrent pas dans la mesure du temps, il a fallu faire quelque chose. Il y a l’impossibilité de la vérité entière à chaque page mais la quête désespérée d’une justesse au plus près de la vie, de la nuit, du cœur, du corps, de l’esprit.
De ces trois femmes, il a fallu commencer par la première, celle qui vient d’avoir vingt-cinq ans quand elle court et qui est la seule à être encore en vie aujourd’hui.
Cette femme, c’est moi».

La nuit au cœur entrelace trois histoires de femmes victimes de la violence de leur compagnon. Sur le fil entre force et humilité, Nathacha Appanah scrute l’énigme insupportable du féminicide conjugal, quand la nuit noire prend la place de l’amour.


Née le 24 mai 1973 à Mahébourg, Nathacha Devi Pathareddy Appanah est une journaliste et romancière mauricienne qui vit en France.

Elle descend d'une famille d'engagés indiens de la fin du XIXe siècle, les Pathareddy-Appanah. Elle passe les cinq premières années de son enfance dans le Nord de l'île Maurice, à Piton. Elle travaille d'abord à l'île Maurice comme journaliste pour "Le Mauricien" et "Week-End Scope".

En 1998, elle vient s'installer en France, à Grenoble, puis à Lyon, où elle termine sa formation dans le domaine du journalisme et de l'édition et poursuit sa carrière de journaliste dans la presse écrite et en radio. Son premier roman, "Les Rochers de Poudre d’Or" (2003), qui raconte l’épopée des travailleurs indiens engagés c'est-à-dire venus remplacer les esclaves dans les champs de canne à sucre à l’île Maurice, lui vaut le prix RFO du Livre 2003.

Son second roman, "Blue Bay Palace" (2004), est contemporain : elle y décrit l'histoire d'une passion amoureuse et tragique d'une jeune employée indienne d'un hôtel de luxe pour touristes, à l'égard du fils de son patron. Histoire qui cristallise les différences de classe et de caste. "Le Dernier Frère" (2007) a reçu plusieurs prix littéraires dont le prix du roman Fnac 2007, le prix des lecteurs de L'Express 2008, le prix de la Fondation France-Israël. Il a été traduit dans plus de quinze langues.

En 2013, les éditions Payot ont publié "Indigne" d'Alexander Maksik, le roman qu'elle a traduit de l'américain. Paru en 2016, son roman "Tropique de la violence" est issu de l'expérience de son séjour à Mayotte où elle découvre une jeunesse à la dérive. Ce roman remporte le tout premier prix Femina des lycéens, le premier Prix Patrimoines 2016, le Prix France Télévisions 2017, le Prix du roman métis des lecteurs 2017 et le Prix du roman métis des lycéens 2017.

Son roman "Le ciel par-dessus le toit" figure sur la première sélection du prix Goncourt 2019. "Rien ne t'appartient" (2021) obtient le Prix des libraires de Nancy – Le Point 2021. Elle publie en 2023 un récit personnel, "La Mémoire délavée", où elle évoque ses souvenirs d'enfance ainsi que ses ascendants.

LA GRANDE LIBRAIRIE - AUGUSTIN TRAPENARD - FRANCE 5 - MERCREDI 3 SEPTEMBRE 2025 : LA RENTREE !

Tressaillir - Maria Pourchet - Stock :

«J’ai coupé un lien avec quelque chose d’aussi étouffant que vital et je ne suis désormais plus branchée sur rien. Ni amour, ni foi, ni médecine».
Une femme est partie. Elle a quitté la maison, défait sa vie. Elle pensait découvrir une liberté neuve mais elle éprouve, prostrée dans une chambre d’hôtel, l’élémentaire supplice de l’arrachement. Et si rompre n’était pas à sa portée ? Si la seule issue au chagrin, c’était revenir ? Car sans un homme à ses côtés, cette femme a peur. Depuis toujours sur le quivive, elle a peur.
Mais au fond, de quoi ?

Dans ce texte du retour aux origines et du retour de la joie, Maria Pourchet entreprend une archéologie de ces terreurs d’enfant qui hantent les adultes. Elle nous transporte au coeur des forêts du Grand Est sur les traces de drames intimes et collectifs.

Maria Pourchet est écrivaine. Elle est notamment l’autrice de Rome en un jour (2013), Toutes les femmes sauf une (Prix Révélation de la SGDL 2018), Feu (2021) et Western (Prix de Flore 2023). 

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In violentia véristas - Catherine Girard - Grasset :

Lorsqu’elle découvre à quatorze ans qu’on la surnomme «la fille de l’assassin», Catherine Girard interroge son père Henri Girard – plus connu sous son nom de plume, Georges Arnaud, auteur notamment du célèbre roman Le Salaire de la peur. L’horreur de ce que le vieil homme lui apprend plonge l’adolescente dans le déni. Un demi-siècle plus tard, dans un geste d’amour, elle se confronte à ce passé abyssal.
Le matin du 24 octobre 1941, au château d’Escoire, le père d’Henri Girard, sa tante et leur servante sont retrouvés morts, atrocement massacrés à la serpe. Seul survivant, Henri est inculpé, emprisonné dix-neuf mois dans l’un des cachots les plus insalubres de France et promis à la guillotine. Il est finalement acquitté. L’énigme du triple assassinat d’Escoire, tant de fois revisitée, ne fut jamais élucidée.
Dans ce magnifique récit littéraire d’investigation familiale, Catherine Girard nous offre enfin sa  vérité. D’une puissance exceptionnelle, In violentia veritas marque la naissance d’une écrivaine. 

Successivement dresseuse d’éléphants à Mae Sai, navigatrice au Portugal, acheteuse de pierres précieuses en Birmanie, fleuriste de bodega à Rio, vendeuse de voitures de luxe au Japon, Catherine Girard signe ici son premier livre, In violentia veritas.

Catherine Girard est la fille d’Henri Girard dit Georges Arnaud (1917-1987), auteur du célèbre roman "Le Salaire de la peur" (1950).

Successivement dresseuse d’éléphants à Mae Sai, navigatrice au Portugal, acheteuse de pierres précieuses en Birmanie, fleuriste de bodega à Rio, vendeuse de voitures de luxe au Japon, elle signe avec "In violentia veritas" (2025) son premier livre.

Dans ce roman, elle révèle sa vérité d’un fait divers qui défraya la chronique dans le courant des années 40, auquel Philippe Jaenada consacra en 2017 un livre, "La Serpe". Dans un geste d’amour, elle y reconnaît la culpabilité de son père.

Fruit d’un long travail d’enquête et d’archives, ce texte marque aussi la naissance d’une écrivaine.

LA GRANDE LIBRAIRIE - AUGUSTIN TRAPENARD - FRANCE 5 - MERCREDI 3 SEPTEMBRE 2025 : LA RENTREE !
Commentaires
M
Re-bjr... "Kolkhoze" et "In violenta veritas"... les 2 que j’ai envi de lire 😊<br /> Merci ma Bernadette 🤗 <br /> Beau dimanche après-midi ensoleillé 🌞, très très gros bisous 😘😘
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B
Idem pour moi mais je ne sais pas encore si j'aurais le temps de les lire. J'en ai énormément en retard à lire... mais je vais bien y arriver...<br /> Bonnes lectures ma Renée.<br /> Je t'embrasse très très très fort.<br /> Bernadette.
M
Coucou, merci pour ces suggestions, j'ai actuellement plein de livres à lire et je m'y remet, les vacances en famille étant finies, bisous à toi en espérant que ton été a été bien
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B
Merci Faby ! Oui, tout va bien. Un été bien en famille, cela fait énormément de bien. Bonnes lectures alors et merci pour tous tes petits mots.<br /> Gros bisous.<br /> Bernadette.
I
merci pour la présentation de tous ces livres
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B
J'aime regarder cette émission qui me permet ensuite de vous présenter les livres. Vous êtes beaucoup à me suivre. <br /> Doux dimanche à toi Isa.<br /> Bisous.<br /> Bernadette.
B
Encore une superbe sélection.<br /> Bonne soirée<br /> gros bisous
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B
Oui, une belle sélection ! J'aime regarder cette émission qui me permet d'en savoir un peu plus sur l'actualité littéraire. <br /> Doux dimanche Béa et merci pour tout.<br /> Gros bisous.<br /> Bernadette.
L
Ce jour là il y avait un film sur ARTE que je voullais voir donc j'ai raté cette rentrée littéraire. J'espère pouvoir regqrder celle-ci en replay. Merci donc de ton résumé hebdomadaire qui m'est précieux > On parle beaucoup de KHOLKOZE . J'en ai entendu du bien mais aussi des critiques négatives. Je ne sais que penser
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B
Merci infiniment Liza ! Pour Kholkoze, il faut le lire pour voir notre ressenti. C'est tellement différent d'une personne à l'autre.<br /> Je te souhaite une agréable journée et d'excellentes lectures.
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