JOUR DE RESSAC - MAYLIS DE KERANGAL - EDITIONS VERTICALES
Jour de ressac - Maylis de Kerangal - Editions Verticales :
Quatrième de couverture :
"Finalement, il vous dit quelque chose, notre homme ? Nous arrivions à hauteur de Gonfreville-l'Orcher, la raffinerie sortait de terre, indéchiffrable et nébuleuse, façon Gotham City, une autre ville derrière la ville, j'ai baissé ma vitre et inhalé longuement, le nez orienté vers les tours de distillation, vers ce Meccano démentiel. L'étrange puanteur s'engouffrait dans la voiture, mélange d'hydrocarbures, de sel et de poudre. Il m'a intimé de refermer avant de m'interroger de nouveau, pourquoi avais je finalement demandé à voir le corps ? C'est que vous y avez repensé, c'est que quelque chose a dû vous revenir.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs".
Mon avis :
L'héroïne du roman reçoit un coup de fil d'un officier de police judiciaire lui signalant que le corps d'un homme a été retrouvé deux jours auparavant sur la voie publique, au Havre. Un corps non identifié. Le défunt avait dans la poche de son jean son numéro de téléphone...
A partir de là, elle part au Havre sur les traces de son enfance, de son adolescence. Du Havre d'avant, avant la destruction par les alliés à la fin de la seconde guerre mondiale. Tout passe et repasse dans sa tête.
Elle retourne sur les lieux qu'elle fréquentait avec sa collègue et amie de lycée qu'elle a perdu de vue. Elle pense à son premier amour...
Tout tourne dans sa tête... Qui peut bien être cet homme...
Maylis de Kerangal est l'autrice de sept fictions aux Editions Verticales, dont Corniche Kennedy (2008), Naissance d'un pont (2010, Prix Médicis, Prix Franz Hessel), Réparer les vivants (2014, dix Prix littéraires), Un monde à portée de main (2018) et Canoës, ainsi que de trois récits dans la collection "Minimales" : Ni fleurs ni couronnes (2006), Tangente vers l'est (2012, Prix Landerneau) et A ce stade de la nuit (2015).
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