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Paysages trompeurs - Marc Dugain - Gallimard - La Grande Librairie du 7 décembre 2022 :

Un agent du renseignement disparaît après une opération catastrophique de récupération d'otages en Somalie. Deux journalistes d'investigation meurent accidentellement alors qu'ils enquêtaient sur l'assassinat d'un couple de touristes dans l'Atlas marocain. À la croisée des deux affaires, l'agent, devenu clandestin, s'associe à un producteur de documentaires utilisé par les services français et à une psychologue d'origine israélienne pour braquer des fonds colossaux circulant entre des narcotrafiquants d'Amérique latine et des Pasdaran iraniens. À quoi l'argent de ce hold-up est-il destiné? La question, au coeur de l'intrigue, se double d'une réflexion sur le rôle de la manipulation dans cet univers parallèle qu'est le monde cloisonné du renseignement. De Paris à la Somalie, de l'Afrique à l'Islande et, pour finir, au Groenland, les trois protagonistes triomphent de maints obstacles, dont le moindre n'est pas la trahison, avant de confronter le lecteur à un dénouement qui fait la part belle au facteur humain. 

Marc Dugain est né le 3 mai 1957  au Sénégal où son père était coopérant. Il est revenu en France à l'âge de sept ans et durant son enfance, il accompagnait son grand-père à La maison des Gueules cassées de Moussy-le-Vieux, château qui avait accueilli les soldats de la Première Guerre mondiale mutilés du visage.
Il obtient ensuite son diplôme de l'Institut d'études politiques de Grenoble et travaille dans la finance avant de devenir entrepreneur dans l'aéronautique.

Avant son premier roman, Marc Dugain n'avait jamais écrit, excepté un bon millier de lettres à son amie d'enfance et quasi-sœur, l'écrivain Fred Vargas.

A trente-cinq ans, il commence une carrière littéraire en racontant le destin de son grand-père maternel, "gueule cassée" de la guerre de 14-18 : ce sera "La Chambre des officiers", publié en 1999 et qui le fera connaître. Il obtiendra pas moins de 20 prix littéraires dont le prix des libraires, le prix des Deux-Magots et le prix Roger-Nimier.

Marc Dugain présida le jury du Livre Inter 2009.

Les œuvres récentes les plus remarquées de Marc Dugain sont à ce jour des romans plus étoffés, aux contextes historiques modernes, mais variés: la vie de John Edgar Hoover, chef trouble du FBI pendant quarante-huit ans dans "La Malédiction d'Edgar" (2005), ou les rouages soviétiques et la catastrophe du sous-marin Koursk sous Vladimir Poutine, "Une exécution ordinaire sous Staline" (2007), ou encore "Avenue des géants" qui raconte le destin du tueur en série américain Edmund Kemper.

Il est également chroniqueur aux Echos week-end, réalisateur et scénariste. Il a réalisé plusieurs grandes enquêtes notamment sur le naufrage du sous-marin Koursk et sur le crash du MH 370.

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L'espion qui aimait les livres - John le Carré - Seuil - La Grande Librairie du 7 décembre 2022 :

Julian a volontairement troqué son job lucratif à la City contre une librairie dans une petite station balnéaire de la côte est anglaise. Mais à peine est-il installé qu’un visiteur surgi de nulle part vient bouleverser sa nouvelle vie : Edward, immigré polonais habitant la vaste demeure en bordure de la ville, semble en savoir beaucoup sur sa famille, et porter trop d’intérêt à la bonne marche de son entreprise.

Lorsqu’une lettre parvient entre les mains d’un haut gradé des Services, l’avertissant qu’une taupe organiserait la fuite d’informations confidentielles, son enquête le conduit jusqu’à cette paisible localité du Norfolk.

Dans L’Espion qui aimait les livres, John le Carré révèle les affres et les doutes des agents secrets, dans l’exercice de leur fonction comme derrière les portes closes de leur foyer. Par-dessus tout, il dénonce comme jamais auparavant les faiblesses du Renseignement britannique. Un roman passionnant, point d’orgue d’une œuvre grandiose.

Traduit de l’anglais par Isabelle Perrin

«John le Carré n’a pas simplement écrit un roman palpitant, il nous a laissé un avertissement». The Washington Post

«En quelques pages, on est entré de plain-pied dans l’univers de le Carré, avec son phrasé court et vif, ses formules parfois lapidaires mais toujours justes, sa langue précise et élégante». Libération

«Dans son ultime roman, John le Carré excelle à explorer les méandres de l’âme de ses personnages». Financial Times

John le Carré, de son vrai nom David John Moore Cornwell, est un romancier britannique (né le 19.10.1931 à Poole, Dorset et décédé  le 12.12.2020 à Truro, Cornouailles).

Il a étudié à l'université de Berne en Suisse de 1948 à 1949 et à l'université d'Oxford au Royaume-Uni, puis enseigna quelque temps au collège d'Eton avant de rejoindre le Foreign Office pendant cinq ans. Il a été recruté par le MI6 alors qu'il était en poste à Hambourg, il écrivit son premier roman "L'Appel du mort" ("Call for the Dead") en 1961, étant toujours en service actif. Sa carrière au sein du service de renseignement britannique prit fin après que sa couverture fut compromise par un agent double, Kim Philby, œuvrant pour le KGB.

Durant les années 1960, il a commencé à écrire des romans sous le pseudonyme de John Le Carré. Son troisième roman "L'espion qui venait du froid" ("The Spy who Came in from the Cold", 1963) est devenu un best-seller international et demeure l'une de ses œuvres les plus connues, adaptée au cinéma en 1965 avec Richard Burton dans le rôle principal. Il a obtenu le Prix Edgar Allan Poe - Meilleur roman 1965.

En vingt-trois livres, Le Carré est devenu le maître incontesté du roman d'espionnage british. Il est l'auteur de nombreux romans se déroulant dans le contexte de la Guerre froide. Le Carré a trouvé, après la fin de la Guerre froide, à élargir son inspiration vers des sujets plus contemporains. Dix de ses romans ont été adaptés au cinéma et deux autres en série TV : "Le Directeur de nuit" ("The Night Manager", 2016) et "La petite fille au tambour" ("The Little Drummer Girl", 2018).

En 2017, John le Carré publie un nouveau polar, "L’Héritage des espions" ("A Legacy of Spies"). Cet ouvrage est la suite de "L’Espion qui venait du froid".

Son fils Nicholas Cornwell (1972) est un écrivain de science-fiction et de fantasy, connu sous le pseudonyme de Nick Harkaway.

Depuis "La Maison Russie" ("The Russia House", 1989), ses ouvrages sont traduits en français "à quatre mains" par l'ancienne chanteuse de jazz Mimi Perrin (1926-2010), qui fonda le groupe vocal les Double-Six, et sa fille, Isabelle.

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Les espions de Cambridge - Rémi Kauffer - Perrin éditions - La Grande Librairie du 7 décembre 2022 :

La trahison qui a ébranlé les services secrets britanniques. Tout est invraisemblable dans ce récit aux allures de roman. Et pourtant, tout est vrai. Au milieu des années 1930, les maîtres-espions de Staline recrutent cinq étudiants de la prestigieuse université de Cambridge. Des jeunes pousses qui s'appellent Anthony Blunt, Guy Burgess, John Cairncross, Donald Maclean et Kim Philby. Retournant contre lui l'esprit de caste de l'establishment britannique, ce quintette de " taupes " soviétiques atteindra des postes clé dans la hiérarchie de l'Intelligence Service, poussés par une foi absolue dans l'idéal communiste.
Rémi Kauffer révèle l'extraordinaire réussite de cette entreprise de trahison. Il situe l'importance de la sexualité et de l'homosexualité parmi les membres du réseau. Dévoilant des complicités françaises, inédites à ce jour, il explique pourquoi et comment "les Cinq "ont tous bénéficié d'une impunité juridique ahurissante en Angleterre et révèle les dessous d'un scandale qui s'étend de la Seconde Guerre mondiale à la Guerre froide.

Rémi Kauffer est un écrivain et un historien français né le 15 janvier 1949.

Il est spécialiste de l'histoire contemporaine et a écrit avec Roger Faligot de nombreux ouvrages sur les services secrets et les renseignements.

Il est également journaliste (Figaro Magazine, Historia) et enseignant à l'Institut d'études politiques de Paris et à l'École de guerre économique.

"Le marché du Diable", publié chez Fayard en 1995, avec Roger Faligot, est une analyse très documentée des milieux de l'irrationnel (magie, voyance, astrologie), des sectes et de ceux qui les combattent ("eux-mêmes souvent trop sectaires pour être efficaces"), des ordres templiers et para-politiques, des sectes orientales, et des moyens médiatiques de ce marché juteux, en passant sur les origines curieuses de certaines histoires de soucoupes volantes, nées dans le cerveau d'agents du KGB.

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Espions Une histoire vraie - Stéphanie Duncan - Taillandier éditions - La Grande Librairie du 7 décembre 2022 :

Pourquoi les espions ne cessent de nous fasciner ? Sans doute parce que leurs vies, si éloignées de la banalité des nôtres, sont au croisement de l’histoire, de la littérature et du cinéma. Secret, loyauté, trahison, aventure, solitude, danger, mystification, amour…
Leurs histoires ont tous les ingrédients du romanesque et elles sont d’autant plus excitantes qu’elles sont vraies. Mais les espions sont loin d’être tous des héros. Certains sont des losers complets, d’autres de sinistres crapules. Peu importe. Leurs surprenantes trajectoires individuelles questionnent sans cesse. Voici 17 portraits d’espions et d’espionnes de la CIA, du Mossad, du KGB ou de la DGSE qui ont tous un indéniable penchant pour l’aventure et une addiction pour le danger et le secret dont, quand on y goûte, il est difficile de se passer. Ils s’appellent Allen Dulles, Markus Wolf, Mike Harari, Mathilde Carré, dite « La Chatte », Kim Philby, Oleg Gordievsky, Alexandre Orlov, Noor Inayat Khan, Rafi Eitan, Marita Lorenz, Dominique Prieur, Christel et Günter Guillaume, Amaryllis Fox, Anna Chapman, Julius et Ethel Rosenberg, Philip Agee et Bernard Boursicot.
Stéphanie Duncan est productrice sur France Inter d’Autant en emporte l’Histoire, émission hebdomadaire de fiction historique, et de la série de podcasts Espions, une histoire vraie dont est issu ce livre.

Stéphanie Duncan, née le 5 juin 1970, est une journaliste française, animatrice de radio, travaillant à la rédaction de France Inter.

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METO - Zone noire - Yves Grevet - Syros - La Grande Libraire du 7 décembre 2022 :

Il y a douze ans, Yves Grevet achevait sa trilogie d'aventure culte «Méto». Il revient avec un quatrième tome intitulé Zone Noire et deux BD publiées chez Glénat qui prolongent cet immense succès public et de librairie. On y retrouve MÉTO, l'espion qui a passionné des milliers de lecteurs et un personnage d'espionnage saisissant : Ursina.

Hier soir, une émission passionnante sur l'espionnage. J'ai très peu lu d'ouvrage concernant ce thème. Cela m'a donné envie.

J'ai énormément de retard sur vos blogs mais je ne vous oublie pas. Certaines sont bien occupées avec la préparation de Noël, en ce qui me concerne, mise à part "mon train-train quotidien" (ménage, courses, chercher mes petites filles au lycée etc...) c'est surtout la lecture qui m'occupe le soir je ne prends plus le temps de passer sur tous les blogs mais je viens avec parcimonie (comme d'ailleurs beaucoup de blogueuses), j'ai tellement de livres à lire et le problème est, que j'ai tous envie de les lire ! Donc à très bientôt pour de nouvelles chroniques littéraires.

Je vous remercie infiniment pour votre bienveillance, vos petits mots sous mes précédents billets et je vous souhaite un bel après-midi à vous toutes et à vous tous qui passez par-là.

la grande librairie