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Pourquoi la Renaissance va sauver le monde - L'imagination comme chemin - Karine Safa - Plon :

Répondant à notre perte de sens, de repères et de projet, les penseurs de la Renaissance, qui revivent ici sous la plume brillante de Karine Safa, nous ouvrent un chemin, celui de l’imagination comme valeur cardinale. 

Répondant à notre actuelle perte de sens et à notre déficit d’avenir, les penseurs de la Renaissance nous ouvrent le chemin de l’imagination comme valeur cardinale. La Renaissance dialogue ici avec notre propre modernité. Cette époque est sans doute celle qui ressemble le plus à la nôtre : période de transition, de crises économiques, sociales et spirituelles, pandémies. Pourtant elle est devenue le berceau de l’innovation en Europe. Quel est donc le secret des hommes de ce temps ? Que peuvent-ils nous inspirer pour aborder le xxie siècle et ses incertitudes ?

Leur imagination hors norme leur a permis de repousser les frontières du possible. Par elle, ils nous laissent de précieuses leçons de créativité et nous insufflent leur foi dans l’homme et dans le progrès, nous donnant la conviction que notre propre Renaissance est toujours à venir.

Truffé de petites histoires qui croisent la grande, cet ouvrage est une mine d’idées pour participer au grand récit du monde de demain.
Karine SAFA est docteur en philosophie, chercheur associé au CNRS et conférencière dans les écoles d’ingénieurs (Polytechnique, École des Mines, Arts et Métiers…) et en entreprise. Karine SAFA a publié un ouvrage de référence sur l’humanisme de la Renaissance.

Journaliste et créatrice d’une maison d’édition, elle se consacre actuellement à ses recherches et conférences sur un thème d’actualité, pourtant peu défriché : Innovation et Renaissance.

Karine SAFA montre en quoi la Renaissance peut stimuler notre créativité, nous inspirer des pratiques innovantes et nous apporter des repères solides dans un monde qui change. Elle fait dialoguer l’humanisme de la Renaissance avec notre monde numérique. Elle s’interroge, entre autres, sur les notions de progrès, de sens et de lien à l’ère du digital et de l’hyperconnexion.

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L'Amour la Mer - Pascal Quignard - Gallimard :

«Tout homme, toute femme, qui assigne une fin à l’amour, n’aime pas. Tout être humain ou animal qui fixe un but à l’amour, n’aime pas. Qui impose un contenu, n’aime pas. Qui rêve un foyer, une maison, un enfant, de l’or, une récompense, n’aime pas. Qui court après la réputation, l’ascendant social, le cheval, la voiture, l’honneur, n’aime pas. Qui vise le champion du tournoi, l’intégrité religieuse, la propreté, la délicatesse de la nourriture, l’ordre du lieu, le soin du jardin, n’aime pas. Celui qui prétend s’introduire dans un groupe auquel il n’appartient pas, ne serait-ce qu’atteindre les objectifs les plus sûrs — la mère dans l’homme, le grand-père maternel dans la femme —, n’aime pas. Celui qui recherche la culture, la virtuosité, le courage, l’expérience, la fierté, le savoir, n’aime pas. Dans l’étreinte Dieu et Je sont morts».

Pascal Quignard, né le 23 avril 1948, est un écrivain français.

Né dans une famille d'enseignants, il grandit au Havre. Adolescent, ses goûts se portent sur la musique, le latin, le grec et les littératures anciennes.

En 1968, il est étudiant en philosophie à Nanterre sous la direction d'Emmanuel Levinas. Son premier essai "L'Être du balbutiement", consacré à Sacher-Masoch est publié en 1969, mais c'est grâce à "Le Salon du Wurtemberg" (1986) puis "Les Escaliers de Chambord" (1989), qu'il est révélé au grand public.

Enseignant à l’université de Vincennes et à l’École pratique des hautes études en sciences sociales, il fonde avec le président François Mitterrand le festival d’opéra et de théâtre baroque de Versailles.

Pascal Quignard collaborera longtemps aux éditions Gallimard (lecteur extérieur à partir de 1969, puis membre du comité de lecture en 1976 et enfin en charge du secrétariat général du service littéraire, en 1990).

En 1991, il écrit le roman "Tous les matins du monde", qui est adapté au cinéma par Alain Corneau. En 1994, il démissionne de toutes ses fonctions, pour se consacrer uniquement à son travail d’écrivain. Il déclare alors "Je suis plus heureux d’être libre et solitaire".

Le prix Goncourt 2002, obtenu pour "Les ombres errantes", a été perçu comme le couronnement d'une œuvre à mi-parcours. Pour plus de précision, ce sont les trois premiers volumes de "Dernier Royaume" que le Prix Goncourt a récompensés et non seulement le premier.

En 2011, il publie son roman "Les Solidarités mystérieuses", et continue toujours l'écriture des volumes du "Dernier Royaume".

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L'Ours et le Philosophe - Frédéric Vitoux - Grasset :

L’ours, c’est le sculpteur Etienne Maurice Falconet, auteur de la statue équestre de Pierre Le Grand à Saint-Pétersbourg.
Le philosophe, c’est Diderot qui intervint avec empressement auprès de Catherine II pour que son ami bénéficiât de cette commande qui allait assurer sa célébrité dans toute l’Europe.
A travers leur amitié, leur correspondance et leur longue querelle épistolaire autour de la notion de postérité, Frédéric Vitoux restitue ici une époque et des hommes essentiels de l’histoire des idées (L’Encyclopédie et ses artisans, Diderot, d’Alembert, Rousseau, Voltaire, ou le trop méconnu chevalier de Jaucourt). A la faveur de rapprochements et de digressions (cet art dans lequel excella Diderot qui se comparait lui-même à un chien de chasse mal dressé), ce sont des moments de sa propre vie qu’il mêle à la matière de son essai, ce qui lui permet de s’exprimer mezza voce sur le débat qui, en son temps, nourrit l’amitié des deux hommes et aboutit à leur rupture.
Falconet ne croyait pas à la postérité tandis que Diderot plaçait en elle tous ses espoirs. Ces options antagonistes trahissent le caractère des deux hommes  : Falconet misanthrope, farouche, pessimiste, d’une probité artistique sans faille, mais volontiers brutal (on l’accusera, à tort du reste, d’avoir poussé l’un de ses élèves au suicide par ses jugements intransigeants à son égard), s’aliénant en Russie tous ses interlocuteurs, et pour finir ingrat. Diderot infatigablement dévoué à ses amis, affectif, optimisme et altruiste.
Leur fervente amitié se dissipa donc dans la rancune et la défiance en raison de plusieurs maladresses du sculpteur, son refus de tenir sa promesse de recevoir Diderot sous son toit, à Saint-Pétersbourg, quand le philosophe se décida enfin à entreprendre ce long voyage qu’espérait et attendait l’impératrice Catherine II depuis si longtemps mais aussi parce que   Falconet laissa publier, sans l’aval de Diderot, leur correspondance.
De Russie, Diderot rentre désabusé de son rêve philosophique consistant à convertir Catherine II aux Lumières  ; Falconet, lui, claquera la porte et n’assistera même pas à l’inauguration de son chef d’œuvre.
Rien de désincarné dans cet essai. Le récit de l’amitié des deux hommes donne matière à des retours sur soi de l’auteur  : l’île Saint-Louis qui lui est si chère, où vécurent aussi ses deux personnages  ; des rencontres (Le Marchand ; Jorge Amado ; la création du Périscope de l’île Saint-Louis, qui fut l’occasion de la rencontre essentielle avec son épouse Nicole ; le beau portrait de l’ours Bernard Frank et du non moins ours Céline, plus amer et véhément à son retour d’URSS en 1936 que ne le fut Diderot en 1774 ; la découverte de la divagation d’un Laurence Sterne libérateur, l’auteur de Tristram Shandy dont l’influence fit déterminante pour l’auteur de Jacques le Fataliste…).

Ecrivain et critique littéraire, membre de l’Académie française, Frédéric Vitoux est l’auteur d’une œuvre importante et protéiforme, forte d’une quarantaine d’ouvrages, où l’on compte romans, biographies, essais, qui lui a valu notamment le Prix Goncourt de la biographie (pour sa Vie de Céline ), le prix Valéry-Larbaud pour Sérénissime, le grand prix du roman de la ville de Paris pour Charles et Camille, le Grand prix du roman de l’Académie française pour La comédie de Terracina.

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La Grande Librairie - François Busnel - France 5,
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