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VIVE L'HEURE D'HIVER - Claude Michelet.

«Imaginons… oui, imaginons qu’un obscur technocrate en quête de notoriété échafaude un jour, dans l’ombre de son cabinet, un projet révolutionnaire : et si l’on décidait de faire commencer l’été le 21 décembre…». C’est en ces termes que Claude Michelet s’attaque au décret du 20 septembre 1975 et à l’obligation de changer d’heure deux fois par an. « On ne triche pas avec le soleil », affirme l’auteur et avec lui médecins, mères de famille, enseignants, écologistes et agriculteurs s’insurgent contre l’absurdité d’une telle mesure. Ce pamphlet, étayé par une enquête rigoureuse menée notamment auprès de l’« Association contre l’heure d’été » présidée par un pédiatre, le professeur Boris Sandler, et de nombreuses personnalités, révèle les méfaits de l’heure d’été dans toute leur ampleur : l’incidence sur la santé, le comportement des enfants, les dégâts écologiques, les situations surréalistes que vivent les paysans français, belges et suisses. Il met aussi l’accent sur les prétendues économies d’énergie dont le ministère de l’Industrie n’ose même plus communiquer les chiffres.

Ancien agriculteur, Claude Michelet est le fils d'Edmond Michelet, ministre du général de Gaulle. Claude Michelet a commencé à écrire très tôt. Il sort un premier roman en 1965 : La Terre qui demeure. Son œuvre la plus connue à ce jour reste certainement la saga des Vialhe, qui retrace la vie d'une famille d'agriculteurs de Saint-Libéral, petit village de Corrèze, au long du xxe siècle, dont le premier opus est le titre le plus connu : Des grives aux loups.

Son roman Les promesses du ciel et de la terre donne également lieu à une épopée en trois volumes narrant l'histoire de jeunes français partis chercher fortune au Chilià la fin du xixe siècle, leur histoire les mènera jusqu'au commencement des travaux du canal de Panama.

Michelet nous transporte à travers ses romans dans le monde des agriculteurs, amoureux de cette terre qui lui est si chère. Il permet de revivre de l'intérieur le sort de nombreux agriculteurs de France au xxe siècle, avec l'arrivée de l'Europe et notamment les problèmes rencontrés par les petits exploitants.

Son autobiographie, Une fois sept, raconte son enfance ainsi que les conditions de vie sous l'Occupation. Il nous fait également part de l'éloignement de son père, Edmond Michelet, déporté à Dachau.

De 2005 à 2010, Claude Michelet a été président du Prix du livre sur l'environnement, de la Fondation Veolia Environnement.

Il est membre de la Nouvelle école de Brive.

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Je vous souhaite une agréable, douce nuit et 
je vous conseille la lecture de cet excellent ouvrage.
(Ouvrage à méditer)