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Prologue : Automne 1940.
D'un doigt hésitant, Baudoin, un enfant de dix ans, caresse la miniature du Royal-Louis, le vaisseau phare de la marine du Roi-Soleil, qu'il vient de saisir sur la cheminée. Son frère, Bertrand, l'a reçue de ses parents pour son douzième anniversaire. Baudoin en palpe la coque, les mâts, les voiles de toile fine, les canons parfaitement reproduits. La miniature paraît encore plus fragile entre ses doigts maladroits. Adossé à l'embrasure de la fenêtre, Bertrand ne perd par un seul des gestes de son frère cadet. La gaucherie de ce dernier le fascine. Il attend et redoute le geste fatal. Assise en face d'eux, Edwige, leur jeune soeur, s'amuse à les regarder se toiser tels des jeunes coqs et prévoit déjà le destin de la miniature ; mais ses frères l'ignorent, tout entiers absorbés par leur aversion mutuelle. Brusquement, avant même que son frère aîné puisse se précipiter pour l'en empêcher, Baudouin laisse tomber la miniature sur le socle de marbre de la cheminée. La coque éclate, les mâts se brisent, les voiles se déchirent, les canons se déclouent et roulent sous les meubles de la salle à manger.
Bertrand se jette menaçant sur Baudoin, ce frère qui sans cesse et depuis toujours le jalouse. Leur haine est viscérale, et nul dans la famille n'en connaît véritablement la cause. Bientôt, dans un furieux corps à corps, les deux garçons roulent sur le plancher. Les coups pleuvent comme grêle, mais Bertrand est le plus fort ; Baudouin ne peut que crier : 
- Un jour, je te tuerai ! Je te tuerai !
Edwige a l'habitude des bagarres de ses deux frères. Elle n'appelle même pas à l'aide, s'intrepose seule entre Caïn et Abel pour tenter de les démêler, reçoit à son tour coups et égratignures. La lutte fait du bruit ; Marie, la mère, accourt et finit par séparer ses fils.
- Vous me ferez mourir, mourir !
Elle frémit et ajoute :
- Qu'est-ce que ce sera quand vous serez grands ! Maudite guerre qui prend leur père à ses fils !
Depuis juin, le père est prisonnier en Allemagne.

Pour moi, il est important de vous indiquer le prologue. Et l'on se retrouve en 1968...
A la suite d'un accident de voiture en rentrant de vacances avec leurs parents, Pascalou et sa jeune soeur se retrouvent orphelins et placés en foyer. Baudouin, l'oncle de Pascalou, devient son tuteur.  La tante Edwige devient la tutrice de la soeur de Pascalou, Virginie. Etant devenu le tuteur de Pascalou, l'oncle Baudouin utilise frauduleusement la maison de son frère défunt. Lors d'une dispute entre Pascalou et son oncle, ce dernier bascule par la fenêtre et accuse son neveu de l'avoir poussé pour tenter de le tuer. C'est le début des ennuis judiciaires pour le jeune garçon que son oncle s'acharne à dédruire. Une histoire incroyable où l'on a du mal à imaginer autant de haine en une personne "humaine". Quel parcours de vie va avoir Pascalou... Pascalou ne baissera jamais les bras. A sa majorité, l'horizon s'éclaire. Il est enfin libre, retrouve Charlotte, son amour de jeunesse, et fille de ses parents adoptifs. Il ouvre une librairie mais son oncle continue à le poursuivre, à remuer le passé : Pascalou arrivera-t'il à prouver que son oncle l'accuse à tort ? 

Un roman et quel roman ! Un roman polar ! Un roman percutant où ... je ne sais trop que rajouter ! La haine et quelle haine de cet oncle envers son neveu ! Dingue d'en arriver là... Comment autant de haine peut habiter un être "humain" ! 
Cette histoire est tirée de faîts réels il me semble... A LIRE ! 

Quatrième de couverture : Extrait :
"-Je comprends que désormais il me faudra m'endurcir, ne compter que sur moi-même".
- Il vous reste une minute, annonce l'un des gardiens qui force sa voix comme s'il craignait qu'on ne l'entendît pas.
- Garde le moral autant que moi. Nous allons te tirer de là. 
Mais promets-moi une chose : n'oublie jamais, ne pardonne jamais à ton oncle. Il t'avait déjà fait trop de mal, mais, pour le coup, trop c'est trop.
- Rassure-toi sur ce point. Il ne l'emportera pas au paradis.
Je t'aime.
- Moi aussi, je t'aime. Et tu le sais. Embrasse-moi.
A travers la grille, nos lèvres réussissent à se toucher et il s'en faut de peu que nos larmes ne s'échappent.
Je m'éloigne, me retourne, souris à Charlotte ; immobile sous un sourire qui va pleurer, de la main, elle m'envoie des baisers.

A propos de l'auteur :
Pour son propre plaisir, Albert Ducloz écrit depuis l'enfance romans, poésies, contes et nouvelles. Pourtant, après une carrière de directeur d'établissement de soins, ce n'est qu'en 2002 qu'il publie son premier roman, Citadelles d'orgueil. En 2015, Les Trois Promesses a obtenu le prix du Cercle littéraire Médicis et Le Chant d'Aurore Le prix La Plume et la Lettre. Pascalou est son dixième roman aux éditions De Borée.

Je remercie Virginie Bourgeon, Attachée de Presse aux éditions De Borée pour l'envoi de cet excellent ouvrage en service presse. En lisant ce roman, je suis passé par toutes les émotions... "Une réflexion intéressante sur les querelles familiales". Je rajoute : "De graves querelles familiales !". Des querelles dramatiques !

Pascalou, 10ème roman d'Albert Ducloz publié aux éditions De Borée est disponible dans toutes les excellentes librairies indépendantes depuis le 18 janvier dernier. Pour les lecteurs viennois, prendre la direction de notre Librairie Passerelles.

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