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LA CRISE DU LIVRE - HENRI BAILLERE 
(1904)

Avant-propos :

La Crise du livre a fait l'objet d'une lecture devant la Société historique du VIe arrondissement, le 27 décembre 1901, puis d'une conférence devant l'Association amicale des commis libraires français, le 16 janvier 1904.
La présente publication, dont l'étendue aurait dépassé les bornes d'une lecture ou d'une conférence, contient de nombreux passages que j'avais dû supprimer.

Henri Baillière,
31 janvier 1904.

"La crise, le livre en souffre depuis sa naissance, il en vit, et il en vivra, il n'en guérira pas, et il n'en mourra pas : il est immortel".

Si vous regardez bien, vous avez toutes les chances de trouver La Crise du livre, cette perle de 1904, au milieu des étagères de certains éditeurs, comme un gri-gri. D'une rare lucidité, riche en conseils et en enseignements, cet ouvrage est une arme pour mieux lutter, résister, et s'adapter. Les siècles passent, mais quelles que soient les crises, le livre est toujours là - et le lecteur, jamais bien loin.

Avec son père Jean-Baptiste, Henri Baillière (1840-1905) est à l'origine de l'une des plus importantes dynasties de l'édition française, les éditions Baillière, dont le rayonnement, de Londres à Melbourne en passant par New York ou Madrid, sera international.

23 janvier 2018

Au sein de la collection Petite biblio Payot classiques, ce livre est une réédition de l’auteur-éditeur Henri Baillière, qui parle de la crise du livre en 1904… En introduction, on note : «La crise du livre est une actualité, mais ce n’est pas une nouveauté»… La première partie, la plus volumineuse, est consacrée aux «causes du mal», parmi lesquelles il évoque la profusion des éditeurs, des livres ou des journaux (au nombre de 5 182 en 1891, contre 776 en 1840). Dans la partie suivante, dédiée aux «remèdes au mal», Henri Baillière revient sur les remises, l’interdiction de solder ou encore les livres à bon marché. L’auteur donne ensuite des «conseils aux éditeurs», dont celui de peaufiner la fabrication du livre en choisissant, notamment, «les illustrations, pour lesquelles [l’éditeur] a à sa disposition tous les procédés modernes qui ont tué la gravure sur bois, l’eau-forte et la taille-douce». Une dernière partie s’adresse aux «commis libraires», et le livre termine sur cette phrase : «Liber libro, libre par le livre. Telle est et telle sera toujours la devise de l’humanité tout entière»… V. B.

Un ouvrage à lire... A méditer...